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Poursuite contre l’État: Jean Charest en veut à celui qui a coulé l’info

II réclame 2 millions $ à l’État pour atteinte à sa vie privée dans l’enquête Mâchurer

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Photo Agence QMI, Maxime Deland Jean Charest à sa sortie du palais de justice de Montréal mardi en fin d’après-midi .

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L’ex-premier ministre Jean Charest a joué ses dernières cartes mardi dans une poursuite de deux millions $ à l’État pour une atteinte à sa vie privée dans l’enquête Mâchurer de l’UPAC.

• À lire aussi: UPAC: des documents sur l’enquête Mâchurer oubliés aux toilettes

«Sa famille a été attaquée, il l’a été également, ça l’affecte», a plaidé son avocat Me Jacques Jeansonne, mardi au palais de justice de Montréal.

Assis dans la salle d’audience, l’ex-premier ministre Jean Charest a écouté attentivement les arguments de son avocat, qui réclame que l’État soit condamné au civil, en lien avec le coulage d’informations dans l’enquête Mâchurer.

Dans ce dossier où il était l’un des sujets d’intérêt, l’Unité permanente anticorruption cherchait à faire la lumière sur des allégations de financement illégal au sein du Parti libéral du Québec à l’époque où M. Charest était chef. 

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Photo Agence QMI, Maxime Deland

Or, ces informations auraient dû rester confidentielles, affirme M. Charest, qui n’a pas apprécié que le tout soit dévoilé sur la place publique par le Bureau d’enquête de Québecor.

«Il est manifeste que la publication du dossier d’enquête relatif [à Jean Charest] provient directement d’un coulage par un membre du personnel du Commissaire, ce qui constitue un abus de pouvoir empreint de mauvaise foi et de témérité», peut-on lire dans le document de cour.

Procès discret

Intentée en 2020, la poursuite civile de M. Charest a finalement commencé à être entendue mardi dans la plus grande discrétion. L’ex-premier ministre a même livré un témoignage, où il a entre autres fait état des préjudices qu’il dit avoir subis.

«Il a évidemment ressenti des sentiments de frustration et d’embarras de voir des renseignements colligés à son sujet étalés à répétition au grand public», indiquent ses avocats, en ajoutant que l’État devait être tenu responsable de la situation. 

Renseignements personnels

Évoquant un «problème systémique d’absence de supervision», Me Jeansonne a également réclamé mardi que des mesures soient prises pour «assurer la protection des renseignements personnels» de son client.

«Ça n’aurait jamais dû arriver, a-t-il affirmé à la cour. Juste de faire rouler une tête à l’UPAC ne suffira pas.»

Le procès devant le juge Gregory Moore se poursuivra ce matin, avec les plaidoiries du Procureur général du Québec, qui représente l’État.

Notons que Mâchurer a finalement pris fin en mars dernier, sans qu’aucune accusation ne soit portée, tandis qu’une enquête est en cours pour identifier l’origine de la fuite à l’UPAC.

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