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Sa nouvelle maison aux Îles détruite par l’ouragan Fiona

Elle venait d’y emménager deux semaines plus tôt avec sa fillette

Maison détruite
Photo courtoisie La maison de Cybèle Pelletier située sur le chemin des Chalets, aux Îles-de-la-Madeleine, se trouvait sur ces pieux et reposait sur cette base de briques avant que les eaux ne la soulèvent plusieurs mètres plus loin.

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L’heure est toujours au nettoyage aux Îles-de-la-Madeleine quelques jours après le passage de l’ouragan Fiona. Si certains n’ont eu qu’à pomper l’eau de leur sous-sol, d’autres ont vu leur maison être littéralement emportée par les eaux. 

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La maison située sur le chemin des Chalets, dans le secteur de Havre-aux-Maisons, a été littéralement soulevée par la force des vagues.
Photo courtoisie
La maison située sur le chemin des Chalets, dans le secteur de Havre-aux-Maisons, a été littéralement soulevée par la force des vagues.

«Je venais de vivre une année difficile. Ma maison, c’était la plus belle chose qui pouvait m’arriver, ma lumière au bout du tunnel. Là, c’est une vision d’horreur», soupire Cybèle Pelletier. 

Les images de sa demeure endommagée par les vagues soulevées par le passage de l’ouragan Fiona aux Îles-de-la-Madeleine ont fait le tour du Québec ce week-end.

Les dommages à la structure sont très importants. Un évaluateur doit vérifier s'il s'agit d'une perte totale.
Photo courtoisie
Les dommages à la structure sont très importants. Un évaluateur doit vérifier s'il s'agit d'une perte totale.

La mère monoparentale était heureusement à l’extérieur de la région avec sa fillette de 3 ans quand le drame s’est produit.

Elle était en route mercredi pour voir le désastre de ses propres yeux et faire évaluer l’étendue des dégâts. 

Cybèle Pelletier, sinistrée
Photo courtoisie
Cybèle Pelletier, sinistrée

Pas d’assurance

Mme Pelletier venait à peine d’emménager dans cette maison du chemin des Chalets, dans le secteur de La Martinique, deux semaines plus tôt.

Un rêve qu’elle chérissait depuis un certain temps et qu’elle a pu s’offrir grâce à l’héritage laissé par son père décédé un peu plus tôt cette année.

Comble du malheur, le bâtiment ne pouvait être assuré en raison de son emplacement à proximité de l’eau.

Il devait justement être déplacé sur un autre terrain assurable au début du mois d’octobre. 

«Si la priorité aux Îles était axée sur les logements habités à l’année longue plutôt que les résidences locatives, ma maison aurait été déplacée à temps. Il n’y a qu’un arpenteur ici», peste la jeune femme, un trémolo dans la voix. 

Une de ses amies a d’ailleurs lancé une campagne de financement GoFundMe pour lui venir en aide et soulager un peu son malheur. 

La maison de Cybèle Pelletier après la tempête.
Photo courtoisie
La maison de Cybèle Pelletier après la tempête.

L’heure est au nettoyage

De leur côté, les commerçants des secteurs les plus touchés des Îles-de-la-Madeleine s’affairaient encore à nettoyer les débris laissés par la tempête, mercredi, tout en asséchant les murs de leur établissement.

«On pensait être prêt à tout avec l’ouragan Dorian [en 2019], mais ça a frappé fort ! Il y avait autant d’eau à l’extérieur qu’à l’intérieur, au moins 28 pouces! On en a pour des milliers de dollars de réparation», déplore Hugues Poirier, qui vient de devenir propriétaire de la boutique Chez Néciphore. 

Plusieurs boutiques, cafés et commerces du secteur de La Grave ont été complètement inondés par les eaux ce week-end.
Photo courtoisie
Plusieurs boutiques, cafés et commerces du secteur de La Grave ont été complètement inondés par les eaux ce week-end.

Plusieurs commerces situés dans les environs du site historique de La Grave sont d’ailleurs fermés pour une durée indéterminée, depuis la crue des eaux. 

«Notre escalier arrière a été arraché, le vide sanitaire était complètement rempli d’eau, on doit refaire le plancher et on a un frigo qui est mort. Mais on est résilient, on s’entraide les uns les autres», lance pour sa part Arianne C. Arsenault, de la savonnerie La Fille de la Mer.

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