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Chimie d'équipe: un livre pour guider les entraîneurs

Les auteurs du bouquin Chimie d’équipe ont une feuille de route très différente de celle des autres écrivains

André Lachance et Jean-François Ménard
Photo courtoisie Les auteurs Jean-François Ménard et André Lachance lors du lancement de la version anglaise de leur livre Chimie d’équipe, en avril. La version française est sortie mercredi.

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Dans leur bouquin Chimie d’équipe lancé mercredi, les auteurs Jean-François Ménard et André Lachance donnent des outils aux entraîneurs pour connaître du succès et les mettent en garde contre certaines pratiques qu’ils jugent néfastes.

Les deux amis se sont connus à l’Université d’Ottawa en 2002, alors que Lachance enseignait à Ménard dans un cours destiné aux futurs entraîneurs dans le cadre de son baccalauréat en kinésiologie. 

En plus d’être son mentor, Lachance est devenu un ami et un collaborateur de Ménard dans les différentes conférences qu’il prononce.

« L’une des grandes forces de ce livre est que nous sommes deux types d’entraîneurs différents, mentionne Ménard, qui est le préparateur mental des médaillés olympiques Mikaël Kingsbury et Maxence Parrot, notamment. Comme entraîneur de l’équipe nationale de baseball féminin, André a une longue expérience en gestion de groupe, qui est un aspect très important dans le succès d’une équipe, en plus de son bagage d’enseignant. »

« De mon côté, je suis très porté sur le côté psychologique et émotif, et je travaille sur l’importance de bien connecter, de poursuivre le coauteur de L’olympien au bureau, paru en 2019. Seul, tu peux toucher les entraîneurs, mais c’est incroyable où tu peux aller ensemble. »

À qui est destiné le bouquin ? « Compte tenu de notre expérience avec des athlètes de haut niveau, le livre se concentre sur l’aspect compétitif, mentionne Lachance, que nous avons joint au Brésil, où il travaille avec le Cirque du Soleil à titre de directeur des services de performance humaine. Le livre s’adresse néanmoins à tout type de coach. »

Rédaction pendant la pandémie

La pandémie a été profitable pour les deux auteurs. 

« On avait ce projet en tête depuis longtemps, et l’arrêt relié à la pandémie a été le moment parfait pour aller de l’avant, indique Ménard. Si on ne l’avait pas fait à cette occasion, on ne l’aurait pas fait. »

À Cuba pour une présentation où il était conférencier, Lachance s’ennuyait jusqu’au moment où un collègue a pris la parole, et c’est à cette occasion que le concept de base du livre a pris forme.

« Les atomes et les molécules n’ont jamais été ma tasse de thé, mais je me rappelais un aspect de mon cours de chimie qui m’avait intéressé, raconte-t-il. Parce que je suis visuel, le tableau périodique des éléments avait retenu mon attention. En m’inspirant de ma passion pour le baseball, je me suis mis à inscrire les compétences nécessaires pour devenir un grand joueur dans de petites cases. »

Quatre grands thèmes

Incrédule au départ, Ménard a accepté l’idée de son collègue. 

Sous les quatre grands thèmes de la création, de la communication, de la collaboration et de la coordination, les deux auteurs ont rempli leur tableau périodique des 30 éléments importants pouvant contribuer à la chimie d’équipe.

« À partir de ce principe de base, tu peux décliner ton tableau de différentes façons selon ton organisation, souligne Lachance. C’est un livre modulaire, où tu peux sauter du chapitre 3 au 12e sans problème. »

Lachance estime que toutes les équipes peuvent connaître du succès, mais en respectant certaines conditions. 

« Comme entraîneur, tu peux accomplir tout ce que tu veux, mais tu dois bien définir ton équipe, bien connaître les athlètes et adapter ton style de leadership. Les grands s’adaptent et les autres connaissent des succès éphémères. »

Bien s’entourer

Si la décision de s’entourer d’amis, d’anciens collègues ou d’anciens adversaires est humaine, l’entraîneur-chef doit aller au-delà de ce réflexe. « J’avais l’habitude d’embaucher des gens que je connaissais pour rester dans ma zone de confort, explique Lachance, mais j’ai fait l’inverse une fois et nous avons formé la meilleure équipe de ma carrière. »

Ménard abonde dans le même sens. « C’est nécessaire, mais ça prend énormément d’humilité d’accepter que tu ne possèdes pas toutes les connaissances et que tu doives embaucher quelqu’un pour te compléter. Au début, ça a créé des tensions, mais tu es gagnant en fin de compte. Tu ne sélectionnerais jamais des joueurs identiques. C’est la même chose pour les entraîneurs. »

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