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Abeilles: des apiculteurs vivent leur «pire année de récolte»

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Photo d'archives, AFP

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Les dédommagements versés aux apiculteurs québécois ont atteint des sommes records cette année, à la suite de la perte de la moitié de leurs colonies au printemps. 

Même si Sophie Roy a connu un printemps favorable à la pollinisation, le miel s'est fait rare cette année à la Miellerie de Sophie. Début septembre, le miel commençait tout juste à être récolté.

«Au moins, j'ai bien joué mes cartes. J'ai gardé un inventaire de miel de l'année passée, si on veut, mais quand cet inventaire-là est passé, on croise les doigts pour que l'année prochaine, on en refasse», a déclaré au micro de Philippe-Vincent Foisy pour QUB Radio la propriétaire de la Miellerie de Sophie, qui craint que la période de récolte soit peu fructueuse.

«Ça va être ma pire période de récolte», a-t-elle admis.

Mme Roy s'estime heureuse de ne pas avoir subi de pertes les années précédentes, ce qui lui permet de rester à flot dans ces moments difficiles.

«Plusieurs apiculteurs ont dû fermer cette année parce qu'à 50 % et plus de pertes hivernales, il faut être fort pour remonter. Ce n'est pas facile», a ajouté l'apicultrice.

Cette année, les dédommagements versés aux apiculteurs ont dépassé des sommets, mais ce n'est pas encore suffisant.

«Ce qui arrive, c'est que les apiculteurs, on est libres de souscrire à l'assurance récolte, qu'on appelle. On peut assurer pour la récolte de miel l'été et pour les pertes hivernales l'hiver. C'est deux volets, deux assurances, qu'on a. Il faut payer ça», a expliqué Mme Roy.

«Il y a une partie des frais qui est enlevée [avec les assurances], mais pour le reste, pour ce qui est des pesticides, des changements climatiques, du carburant, des pots, des étiquettes et des couverts... Les prix n'ont pas doublé, mais presque», a-t-elle énuméré.

L'apicultrice craint surtout pour ses revenus. Même si le printemps lui a été favorable en ce qui concerne la pollinisation, c'est dans le miel qu'elle trouve son plus gros revenu.

«La pollinisation, oui, c'est de l'argent qui rentre tout de suite, mais le miel, c'est notre plus gros revenu», a-t-elle déploré.

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