/news/currentevents
Navigation

La famille de Joyce Echaquan poursuit l’hôpital où elle est décédée

Elle réclame 2,7M$ pour la mort prématurée de la mère attikamek, à Joliette

Coup d'oeil sur cet article

La famille de Joyce Echaquan poursuit l’hôpital de Joliette, une médecin et l’infirmière qui avait proféré des insultes à l’endroit de la femme attikamek peu avant sa mort, pour 2,7 M$. 

• À lire aussi - Commémoration du décès de Joyce Echaquan: on veut «envoyer un message»

• À lire aussi - Hôpital de Joliette : «C’est pas réglé», rétorque Marc Miller à François Legault

«C’est difficile aujourd’hui de vivre ça, mais on veut que justice soit faite pour ma fille, pour Joyce», a affirmé la mère de Joyce Echaquan, Diane Dubé, en attikamek.      

Dans une poursuite civile déposée hier au palais de justice de Joliette, la famille immédiate de Joyce Echaquan réclame 2 155 000 $ en dommages-intérêts au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière et à la docteure Jasmine Thanh. 

Le 28 septembre 2020, sa mort avait provoqué une véritable onde de choc après la publication d’une vidéo en direct sur Facebook où elle agonisait sur son lit d’hôpital en se faisant insulter par deux employées du Centre hospitalier de Lanaudière.

Discrimination

Photo Agence QMI, Joël Lemay

La famille de Joyce Echaquan, mère de sept enfants, réclame également 500 000 $ en dommages punitifs au CISSS de Lanaudière.

Celui-ci avait été mis au courant, lors de la commission Viens sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, de la discrimination dont étaient victimes les membres de la communauté de Manawan, où habitait Joyce Echaquan.

Aucun geste concret n’aurait toutefois été posé pour résoudre le problème depuis, selon la poursuite.

«Il n’y a rien qui justifie l’inaction du CISSS de Lanaudière», a mentionné Me Patrick Martin-Ménard, l’avocat de la famille, en conférence de presse hier.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

L’infirmière Paule Rocray, qui avait tenu des propos racistes dans les minutes précédant le décès de Mme Echaquan, est pour sa part poursuivie pour 20 000 $.

Colère et douleurs

Son époux, Carol Dubé, aurait subi d’importants dommages psychologiques en lien avec le décès de sa femme, selon la poursuite.

Depuis, «il éprouve beaucoup de colère, une grande tristesse de même que d’importantes douleurs, souffrances», peut-on lire.

Le père de Joyce Echaquan, Michel Echaquan, serait, lui, décédé en juin dernier, «en raison de la détérioration de sa condition de santé causée par les douleurs, souffrances et inconvénients qu’il a éprouvés en raison du décès de sa fille». 

Au lendemain du deuxième anniversaire de la mort de Joyce Echaquan, les membres de sa famille ont sommé le premier ministre François Legault de reconnaître le racisme systémique.  

Me Patrick Martin-Ménard derrière Carol Dubé, le conjoint de Joyce Echaquan, lors d’une conférence de presse hier.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Me Patrick Martin-Ménard derrière Carol Dubé, le conjoint de Joyce Echaquan, lors d’une conférence de presse hier.

«J’avais invité M. Legault à la journée de commémoration. Au lieu de ça, il m’a envoyé une lettre», a mentionné Carol Dubé. 

«On demande que le premier ministre fasse un effort de son côté pour ne pas oublier Joyce», a poursuivi Diane Dubé.

«Je lui demande des preuves que le racisme systémique n’existe pas. [...] Il y a des centaines de témoignages qui ne peuvent être ignorés. Les choses qui auraient dû changer n’ont pas changé», a conclu M. Dubé.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.