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Distorsion du mode de scrutin: la grogne pourrait se faire entendre dans la rue, selon Paul St-Pierre Plamondon

Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon

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Paul St-Pierre Plamondon estime que l’insatisfaction des électeurs devant le mode de scrutin qui n’assure pas la représentation des partis pourrait se faire entendre dans la rue.

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«Il y a un vieux dicton qui dit que si des voix ne se font pas entendre dans le parlement, là où les choses se décident, elles se font souvent entendre dans la rue», a indiqué le chef du Parti Québécois, en visite à l’hôtel de ville de Québec.  

  • Écoutez l'entrevue avec Jean-Pierre Charbonneau, ex-ministre péquiste, à l’émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct à 10h20 sur QUB radio:

«Le choix est toujours là de dire: on va s’assurer d’avoir des oppositions fortes et d’envoyer des députés de l’opposition, pour que tout le monde soit entendu.» 

M. St-Pierre Plamondon ne craint pas pour autant que les quatre prochaines années soient une période de désordre ou donnent lieu à des soulèvements. Il est plutôt inquiet pour la désaffection des électeurs. «La question, c’est plus celle de la démobilisation que celle du soulèvement. Ce que je crains le plus, ce sont des taux de participation comme en Ontario, à l’élection générale, à 43%. Ce n’est plus une démocratie, rendu là.» 

Il répète que François Legault a «renié sa signature» et son intention de réformer le mode de scrutin. Pour PSPP, balayer cette question sous le tapis, c’est l’équivalent de manquer de respect à l’intelligence de l’électorat.

Il estime que tous les partis devraient avoir une représentation s'ils obtiennent des appuis importants au sein de la population. «Vous savez, j'ai très, très peu en commun avec les conservateurs sur le plan des idées. Mais je pense que si un parti obtient 15% dans les sondages, il mérite d'être entendu à l'Assemblée nationale, il mérite un espace. Parce que sinon, c'est pas légitime.»

Duhaime d'accord

Sans surprise, Éric Duhaime s’est dit d'accord avec les propos de PSPP. «Quand tu fais plus de 15%, normalement tu devrais être représenté dans un Parlement qui compte 125 sièges», estime-t-il.  

Cela dit, il rappelle qu’il est possible que son parti n’obtienne aucun siège à l’Assemblée nationale tout en finissant deuxième en termes de voix exprimées.   

«Même en nous mettant [les sondages] deuxième en intentions de vote, c’est nous qui sommes les plus pénalisés et qui sommes les plus à risque de ne pas avoir de député», a-t-il regretté.  

Avec la collaboration de Taïeb Moalla

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