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Pas de réponses claires des partis sur les demandes de Marchand

Pas de réponses claires des partis sur les demandes de Marchand
Photo Stevens LeBlanc

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Les chefs en campagne se sont succédé cette semaine à l’hôtel de ville, mais aucun parti ne s’est engagé formellement à répondre aux demandes du maire de Québec. 

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Fidèle à la tradition, Bruno Marchand avait dressé, en début de campagne, une liste d’épicerie détaillant les demandes de la Ville pour le futur gouvernement. Celles-ci se chiffraient à 507 millions $ et concernaient l’environnement, le logement, la mobilité, le pont de Québec et le développement du secteur est, entre autres.

Intérêt

«Pour l’instant, aucun parti n’a répondu officiellement par écrit à nos demandes», a indiqué l’attaché de presse du maire, Thomas Gaudreault, vendredi. «Nous avons été très attentifs à leurs engagements. [...] À l’issue des rencontres, nous pouvons affirmer que tous les chefs ont manifesté de l’intérêt pour les priorités émises par notre administration.»

La veille, le maire Marchand avait affirmé que les politiciens rencontrés avaient manifesté «le goût d’écouter et d’aller de l’avant». Maintenant, il a dit vouloir revenir à la charge avec sa liste une fois le prochain gouvernement élu.

Pour Philippe Dubois, professeur adjoint en communication publique et politique à l’École nationale d’administration publique, cette nouvelle approche marque un tournant, qui est survenu avec l’arrivée au pouvoir de la CAQ.

«Cette campagne est un peu particulière. Avec Régis Labeaume, c’était une surenchère de qui allait répondre le plus possible aux demandes du maire parce que le maire Labeaume était plus populaire que tous les partis qui espéraient gouverner le Québec.»

La CAQ adopte quant à elle un rôle de promoteur du développement régional, dit M. Dubois, quitte à empiéter quelque peu sur les champs de compétence municipaux. C’est le cas du Marché Champlain qu’elle veut construire dans le Vieux-Port, illustre-t-il.

Mais il reste qu’«il y a moins cette relation privilégiée entre l’Hôtel de ville et le cabinet du premier ministre. [...] On sent que ce n’est pas le cabinet du maire de Québec qui décide comme il pouvait le faire avant sur un certain nombre d’enjeux régionaux». 

Électorats ciblés 

Dans une campagne à cinq partis qui parlent chacun à leur électorat ciblé, poursuit-il, «les demandes du maire de Québec, ce sont des demandes parmi tant d’autres. Comme on n’évalue pas qu’elles sont essentielles pour faire des gains dans la région, on écoute et on fait preuve d’ouverture, mais c’est moins l’événement du jour où tout le monde s’arrime». 

Opposition 

Le chef de l’opposition, Claude Villeneuve, déplore que pendant la campagne, «le troisième lien a aspiré tout l’oxygène dans la pièce» et que le maire «a passé beaucoup de temps à s’obstiner avec Éric Duhaime». «Il n’a pas talonné les autres partis sur l’itinérance, le logement, la qualité de l’air. [...] Les sujets qui étaient les nôtres et qui sont importants pour Québec n’ont pas eu beaucoup de place et c’est décevant.» 

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