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Affaire Tagovailoa: la NFL encore dans l’embarras

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Les deux incidents rapprochés impliquant le quart-arrière des Dolphins Tua Tagovailoa ramènent à l’avant-scène le problème des commotions cérébrales, que la NFL a longtemps essayé de balayer sous le tapis. Malgré des améliorations importantes pour prévenir et traiter les blessures à la tête dans les dernières années, le protocole en place doit être revu et corrigé.

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Bref rappel des faits, Tagovailoa a été poussé dimanche dernier et quand sa tête a durement cogné contre le sol, il s’est relevé péniblement en titubant, peinant à se tenir debout.

Après une évaluation dans le cadre du protocole sur les commotions cérébrales par le médecin des Dolphins et un autre médecin indépendant, il a eu le feu vert pour terminer la rencontre. Après coup, l’équipe a plutôt prétexté une blessure au dos qui aurait affecté temporairement ses capacités motrices.

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Puis, jeudi soir, seulement quatre jours après ce premier incident, Tagovailoa a de nouveau été rabattu au sol et ses extrémités ont figé, dans une scène troublante. Cette fois, il a été transporté à l’hôpital.

A-t-il été victime d’une commotion non diagnostiquée dimanche dernier? Aurait-il dû être tenu à l’écart par précaution? Selon le protocole en place, il avait bel et bien sa place sur le terrain. Et c’est là qu’il importe de se poser des questions sur la sécurité des joueurs.

Photo AFP

Plusieurs éléments à considérer

Comme tous les joueurs, Tagovailoa est un fier compétiteur. Cette saison, il sait fort bien que s’il ne répond pas aux attentes, les Dolphins regarderont ailleurs. Il sent inévitablement la pression de jouer et de performer.

Les Dolphins, comme toute équipe compétitive, veulent gagner. Est-ce possible que l’équipe médicale ait tourné les coins ronds? Impossible d’en juger à distance, loin des rapports médiaux qui sont de toute manière au-dessus de nos compétences. C’est toutefois loin d’être illégitime de se poser ce genre de questions en observant la réaction troublante de l’athlète touché sur le terrain.

Photo AFP

Inutile de prêter des intentions machiavéliques aux Dolphins. Sauf que dans des cas comme celui-là, il semble évident que l’équipe devrait avoir l’ultime responsabilité de protéger un joueur contre lui-même. Parce que le joueur ne le fera jamais lui-même. Ou bien trop rarement.

La NFL doit bouger

Il est possible que le protocole ait été suivi dans les règles de l’art. C’est là qu’il faut s’attaquer aux trous dans ce protocole.

Il est écrit noir sur blanc qu’un joueur qui démontre une «instabilité motrice évidente» doit être évalué, ce qui a été fait. Sauf que cette clause du protocole dit aussi que cette instabilité motrice flagrante ne signifie pas qu’un joueur doive quitter le match.

Diagnostiquer aussi rapidement une commotion n’est certes pas aussi évident que d’identifier une fracture. Dans un tel cas, il faut éviter tout risque de mauvaise interprétation et forcer le joueur à quitter le terrain. Point final.

Le commissaire de la NFL, Roger Goodell
Photo d'archives, AFP
Le commissaire de la NFL, Roger Goodell

Il est clair que certains joueurs touchés n’auront finalement pas de commotion cérébrale après avoir passé en profondeur tous les tests requis. Et alors? Ne vaut-il pas mieux errer en prenant trop de précautions que pas assez?

Avec tout ce qui est maintenant connu sur les effets à long terme sur le cerveau, il n’y a aucun risque à prendre. Il faut éliminer tout de suite les zones grises dans le protocole.

La NFL étant une machine à imprimer de l’argent, les matchs du jeudi soir, après seulement trois jours de repos, ne disparaîtront pas. Peut-on au moins s’assurer que des joueurs qui démontrent des signes d’instabilité évidents ne soient pas en uniforme quatre jours plus tard?

L’Association des joueurs fait enquête sur la gestion du protocole des commotions par les Dolphins. Qu’ils soient fautifs ou blancs comme neige, il importe de resserrer le protocole. Pas au terme d’une contre-enquête, d’un sommet ou d’une vaste consultation, mais vite fait.

MES PRÉDICTIONS DE LA SEMAINE 4

JEUDI

MON CHOIX

  • Miami à Cincinnati BENGALS

DIMANCHE

MES CHOIX

  • Minnesota à La N-Orléans (Londres) (9 h 30) VIKINGS
  • Cleveland à Atlanta (13 h) BROWNS
  • Buffalo à Baltimore (13 h) BILLS
  • Washington à Dallas (13 h) COWBOYS
  • Seattle à Detroit (13 h) SEAHAWKS
  • LA Chargers à Houston (13 h) CHARGERS
  • Tennessee à Indianapolis (13 h) COLTS
  • Chicago à NY Giants (13 h) GIANTS
  • Jacksonville à Philadelphie (13 h) EAGLES
  • NY Jets à Pittsburgh (13 h) STEELERS
  • Arizona en Caroline (16 h 05) CARDINALS
  • Nouvelle-Angleterre à Green Bay (16 h 25) PACKERS
  • Denver à Las Vegas (16 h 25) BRONCOS
  • Kansas City à Tampa Bay (20 h 20) CHIEFS

LUNDI

MON CHOIX

  • LA Rams à San Francisco (20 h 30) 49ERS

RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE : 9 en 16 (56,3%)

RÉSULTATS CETTE SAISON : 27 en 48 (56,3%)

LES CHOIX DU JOURNAL

Vikings du Minnesota vs (2-1) vs Saints de La Nouvelle-Orléans (1-2)

DUEL À LONDRES

Adam Thielen
Photo AFP
Adam Thielen

Et c’est reparti pour la série annuelle de matchs à Londres! Puisque la tradition ne change pas, c’est la 31e fois que la NFL y présente des matchs et jamais à ce jour les deux équipes montraient des fiches gagnantes. Pauvres Londoniens! Cela dit, l’attaque des Saints n’a inscrit que 24 points dans les deux dernières semaines et Jameis Winston, blessé, sera remplacé par Andy Dalton. Le rouquin quart-arrière a lancé seulement six passes de touchés, contre 10 interceptions, à ses huit derniers départs. 

  • Vikings par 4

Browns de Cleveland (2-1) vs Falcons d’Atlanta (1-2)

PAS SI MAL, LES BRUNS

Jacoby Brissett
Photo AFP
Jacoby Brissett

Si on fait abstraction des deux dernières minutes apocalyptiques face aux Jets il y a deux semaines, la défense des Browns est à la hauteur cette saison. Ce sera nécessaire de maintenir le niveau contre l’attaque des Falcons, qui étonne, mais qui devrait frapper son premier mur. Chez les Browns, Jacoby Brissett fait tout juste ce qui lui est demandé, soit de maintenir l’équipe à flots, sans multiplier les bourdes. Le champ-arrière musclé s’occupe de la grosse besogne. 

  • Browns par 6

Bills de Buffalo (2-1) vs Ravens de Baltimore (2-1)

UN CHOC OFFENSIF

Josh Allen
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Josh Allen

Les Bills sont-ils en mesure de rebondir avec leur chariot de blessés? Peuvent-ils remporter un duel serré? Les massacres, pas de problème! Mais pour les matchs décidés par huit points ou moins, ils sont 0-7 depuis l’an passé. Surprenant! Chez les Ravens, Lamar Jackson mène la NFL avec 10 passes de touchés, tout en étant le cinquième meilleur au sol. La défense contre la passe a cependant été exposée par des Mac Jones et Joe Flacco de ce monde. Josh Allen cache mal sa coulisse de bave... 

  • Bills par 2

Commanders de Washington (1-2) vs Cowboys de Dallas (2-1)

PAUVRE WENTZ

Carson Wentz
Photo AFP
Carson Wentz

La défense des Cowboys a déjà réussi 13 sacs du quart cette saison, un sommet dans la NFL. Les Commanders ont pour leur part concédé 15 sacs, le plus haut total dans la ligue. C’est donc dire que le quart-arrière des Commanders Carson Wentz risque de se retrouver plus souvent en position fœtale qu’en position de marquer. Les Cowboys ont par ailleurs gagné neuf de leurs 12 dernières confrontations face aux Commanders. Difficile d’entrevoir un scénario différent. 

  • Cowboys par 6

Seahawks de Seattle (1-2) vs Lions de Detroit (1-2)

DES ARMES EN MOINS

Amon-Ra St.Brown
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Amon-Ra St.Brown

Les Lions jouent bien offensivement, mais ils seront privés de leur as receveur Amon-Ra St.Brown. À lui seul, il compte plus de réceptions que les trois autres ailiers espacés des Lions qui ont capté des passes. C’est un élément central de l’attaque qui sera absent, tout comme le dynamique porteur de ballon D’Andre Swift. Les Seahawks produisent peu de flammèches offensivement, mais ça pourrait suffire pour rivaliser avec l’attaque amputée de Detroit. 

  • Seahawks par 3

Chargers de Los Angeles (1-2) vs Texans de Houston (0-2-1)

FAIBLESSE CONTRE FAIBLESSE

Justin Herbert
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Justin Herbert

C’est l’hécatombe chez les Chargers, qui devront manœuvrer avec une ligne offensive amputée de son meilleur joueur (Rashawn Slater), sans l’ailier défensif Joey Bosa et avec un Justin Herbert visiblement mal en point même s’il joue. L’attaque au sol stagne au dernier rang du circuit, avec 55 verges au sol par match. Les Texans pourraient toutefois leur ouvrir des boulevards, eux qui concèdent 202 verges au sol par match. C’est le moment de se mettre en marche. 

  • Chargers par 7

Titans du Tennessee (1-2) vs Colts d’Indianapolis (1-1-1)

DUEL DE PORTEURS

Jonathan Taylor
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Jonathan Taylor

Cette rivalité de division met en vedette deux des meilleurs porteurs de ballon de la NFL. Derrick Henry a sonné le réveil pour les Titans dimanche, mais il se bute à une défense qui n’a donné jusqu’ici que 2,6 verges par portée. De leur côté, les Colts misent sur Jonathan Taylor, ordinaire depuis deux semaines, mais toujours capable de faire des ravages. Les Colts doivent mieux protéger le vétéran quart Matt Ryan, mais les Titans ne revendiquent que sept sacs. 

  • Colts par 1

Bears de Chicago (2-1) vs Giants de New York (2-1)

FAMINE AÉRIENNE

Daniel Jones
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Daniel Jones

Les Bears n’ont complété que 23 passes en trois matchs. Pour donner une idée à quel point c’est famélique, aucune équipe depuis les Patriots de 1982, il y a 40 ans, n’a complété si peu de passes en trois matchs. Le jeu au sol fonctionne bien, mais il devient urgent de diversifier l’attaque. Surtout que le front défensif des Giants a les outils pour limiter les dégâts contre la course. Les Giants n’ont pas non plus une grosse attaque, mais Saquon Barkley roule à fond de train. 

  • Giants par 4

Jaguars de Jacksonville (2-1) vs Eagles de Philadelphie (3-0)

UN GROS TEST

Doug Pederson
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Doug Pederson

Qui aurait pensé que ce duel pouvait être captivant? Les Eagles semblent invincibles, mais les Jaguars sont la surprise de cette jeune saison. Leur différentiel de points de +46 est le deuxième meilleur de la ligue, derrière les Bills. Leur entraîneur-chef Doug Pederson revient à Philadelphie, où il a été chassé de la ville aussi vite qu’il a été adulé pour son Super Bowl. Les Eagles misent sur une excellente tertiaire, qui ne concède que 186,7 verges aériennes par match. Un énorme test pour les Jags! 

  • Eagles par 7

Jets de New York (1-2) vs Steelers de Pittsburgh (1-2)

LE RETOUR DE ZACH WILSON

Zach Wilson et Robert Saleh
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Zach Wilson et Robert Saleh

Nouvelle fort attendue chez les Jets, le jeune quart Zach Wilson est de retour. Il avait raté quatre matchs la saison dernière et les trois premiers cette année. Il doit voir du terrain avec les nouvelles munitions offensives, Breece Hall et Garrett Wilson. Le défi n’est pas de tout repos à Pittsburgh, mais les Steelers n’ont toujours pas remporté de match sans TJ Watt à ce jour (0-6). L’attaque des Steelers demeure timide et un palpitant duel de placements ne serait pas étonnant. 

  • Steelers par 3

Cardinals de l’Arizona (1-2) vs Panthers de la Caroline (1-2)

DEUX PREMIERS CHOIX

Kyler Murray
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Kyler Murray

C’est un duel qui oppose les deux quarts-arrières, Baker Mayfield et Kyler Murray, qui ont été choisis au premier rang des repêchages de 2018 et 2019. Les deux se cherchent actuellement et il est difficile de savoir qui sortira de sa torpeur en premier. Mayfield aura encore plus de pression sur les épaules, sachant que le porteur Christian McCaffrey est amoché et qu’il ne sera pas au sommet de son art. Choisir entre ces deux clubs en ce moment c’est un peu choisir entre la peste ou le scorbut. 

  • Cardinals par 2

Patriots de la Nouvelle-Angleterre (1-2) vs Packers de Green Bay (2-1)

MAC JONES ABSENT?

Mac Jones
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Mac Jones

Les Patriots, qui ne présentent pas à la base une attaque qui inspire la peur, seront possiblement privés de leur quart-arrière Mac Jones. C’est le réserviste de carrière Brian Hoyer qui prendrait la relève. Dans le vestiaire, il est un excellent leader. Sur le terrain, c’est moins glorieux. Sa dernière victoire comme partant remonte au 2 octobre 2016. Depuis, il a perdu 12 départs consécutifs. Que ce soit Jones ou Hoyer, la défense des Packers joue du gros football depuis deux semaines.

  • Packers par 13

Broncos de Denver (2-1) vs Raiders de Las Vegas (0-3)

LA CHUTE DES RAIDERS

Josh McDaniels
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Josh McDaniels

La chute des Raiders ne peut logiquement pas s’étirer encore longtemps. L’arsenal offensif est trop impressionnant pour sombrer dans le précipice si tôt dans la saison. Les Raiders ont connu du succès face aux Broncos à la maison, eux qui n’ont pas perdu contre eux dans leur domicile depuis 2015. La défense des Broncos s’impose cependant comme l’une des plus solides de la ligue avec une moyenne de 12 points accordés par match. Pas le remède idéal aux maux des Raiders. 

  • Broncos par 2

Chiefs de Kansas City (2-1) vs Buccaneers de Tampa Bay (2-1)

MATCH REVANCHE

Carlos Dunlap
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Carlos Dunlap

Difficile d’oublier que ces deux grandes équipes en sont venues aux prises la dernière fois lors du Super Bowl, il y a deux ans. Le front défensif des Bucs avait à cette occasion démoli la ligne à l’attaque des Chiefs, entièrement remodelée depuis. Le retour du receveur Mike Evans aidera la cause de Tom Brady, mais même avec Evans, Chris Godwin et Julio Jones en début de saison, l’attaque cherchait ses repères. Si la ligne offensive des Chiefs est améliorée, sa défense aussi. 

  • Chiefs par 4

Rams de Los Angeles (2-1) vs 49ers de San Francisco (1-2)

DE VIEUX ENNEMIS

Jimmy Garoppolo
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Jimmy Garoppolo

Avant la finale de conférence l’an dernier, les Rams avaient perdu six matchs de suite face aux 49ers en saison régulière. Comme si cette équipe était la kryptonite de Sean McVay. Le gourou offensif des Rams a vu son équipe limitée à 20 points ou moins à cinq occasions lors des sept derniers duels face à l’ennemi de San Francisco. Vrai que Jimmy Garoppolo a très mal paru à son premier départ dimanche dernier, mais c’est la défense fougueuse des Niners qui fera la différence. 

  • 49ers par 3
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