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Le pouvoir appartient à ceux qui votent

Bureau de vote - élections provinciales 2008
Photo d’archives « Quand je serai dans l’isoloir le 3 octobre,je penserai à mes enfants, mais aussi tout particulièrement à ma petite-fille par alliance ».

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Le 3 octobre prochain, 1,8 million de Québécois ne pourront voter parce qu’ils ont moins de 18 ans. On parle de 20 % de la population. 

Ce sont nos enfants et petits-enfants. Nos neveux et nos nièces. De jeunes voisins. Ils sont le Québec de demain.

Leur avenir s’écrit maintenant. Les décisions prises par le prochain gouvernement auront un impact majeur sur leur santé et leur sécurité.

Les choix que l’on fera – mais surtout ceux que l’on ne fera pas – détermineront leurs capacités à affronter des catastrophes environnementales de plus en plus violentes et de plus en plus coûteuses.

Ian et Fiona nous en ont présenté un prélude cette semaine.

Déficit démocratique

Bien que le fardeau de notre inaction environnementale repose disproportionnellement sur les épaules des plus jeunes, ce sont les 18 à 24 ans qui ont le moins participé aux dernières élections fédérales, à raison de seulement 47 %.

À l’autre bout du spectre générationnel, 75 % des électeurs âgés de 65 à 74 ans ont voté.

Les jeunes laissent donc les plus vieux décider pour eux.

Tout cela dans un contexte où les taux de participation aux élections sont à la baisse et où la désinformation mine la prise de décision éclairée.

Nos démocraties s’en trouvent fragilisées.

Combattre le cynisme

De nombreux jeunes (et des moins jeunes aussi) doutent de leur pouvoir électoral. Pourtant, chaque vote compte. La politique change bel et bien le monde.

Nos systèmes sont le résultat d’une succession de choix faits au fil des décennies en fonction des valeurs et des priorités d’une société. Les politiques publiques transforment véritablement nos vies.

Vous voulez un exemple concret ?

J’habite à un jet de pierre des États-Unis. À moins d’un kilomètre de notre maison, nos voisins américains vivent une réalité toute différente.

Si leur fille avait eu à subir une chirurgie cardiaque visant à corriger une arythmie comme ce fut le cas pour notre Justine, ils auraient dû payer 60 000 $, s’ils n’avaient pas été assurés. C’est encore le cas pour 26 millions d’Américains. Ils étaient beaucoup plus nombreux avant Obama.

Quant à ceux qui sont assurés, les couvertures varient et dans certains cas, la chirurgie aurait été couverte, dans d’autres non.

Au Québec, nos impôts nous permettent de mutualiser les risques de ce genre, de les partager, car on ne sait jamais quand un grand malheur peut frapper une famille. On en sort tous gagnants. Même les plus riches.

C’est aussi grâce à des politiques publiques que nous sommes parvenus à protéger le français au Québec et à avoir un système de garderie qui fait l’envie de toute l’Amérique du Nord, même s’il y manque cruellement de places. La démocratie est ce que nous en faisons ensemble, notamment en allant voter. Quand je serai dans l’isoloir le 3 octobre, je penserai à mes enfants, mais aussi tout particulièrement à ma petite-fille par alliance.

Theodora aura 9 ans en 2030 et seulement 29 ans en 2050. Pour elle, je mettrai mon X à côté d’un parti qui me permet de croire à une suite du monde viable.

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