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Quand la peur de réussir mène à l’échec

Self sabotage concept: businessman pushing needle to pop the balloon.
Illustration Adobe Stock

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Réussir, se dépasser, s’accomplir : n’est-ce pas le rêve de chacun? Pourtant, nombre de personnes, pour diverses raisons – et souvent à leur insu –, semblent miner elles-mêmes leurs chances de succès. 

Alors qu’au début d’un projet donné, la volonté et les efforts multipliés semblaient prédire un succès éclatant, certains aboutiront dans la voie de l’échec, et ce, bien souvent sans s’en rendre compte. L’emploi à obtenir, l’examen à réussir, la soirée tant anticipée qu’on voulait parfaite : autant d’événements stressants que plusieurs prépareront avec rigueur et minutie. Jusqu’au tout dernier moment, où il faudra livrer la marchandise...  

L’autosabotage est un comportement souvent inconscient qui favorise l’échec, le rejet, ou empêche l’atteinte d’objectifs. Chez certains, les motifs peuvent s’avérer nombreux pour bousiller un projet, que ce soit notamment par peur d’obtenir ce qu’ils semblent pourtant désirer, ou encore parce qu’ils ne se sentent pas à la hauteur.  

L’autosabotage ou la prophétie autoréalisatrice

Les défaites à répétition écorchent davantage la confiance et l’estime de soi de personnes qui étaient déjà souffrantes pour différentes raisons. Pensons par exemple à une personne qui, durant son enfance, n’a pas été assez encouragée, à qui on ne s’est pas suffisamment intéressée, qui sentait ne pas correspondre aux attentes des parents. Cette personne pourrait alors développer l’impression d’être dépourvue de valeur, de moyens, ou encore de ne pas mériter l’amour qu’on lui manifeste. Les échecs provoqués à répétition par l’auto-sabotage ne feront alors que renforcer davantage ses croyances : «Je savais bien que je n’allais pas réussir!» 

Se placer volontairement en situation d’échec peut aussi se répercuter sur ses proches et son entourage. Un avocat à la carrière prometteuse peut réussir haut la main son entrevue d’embauche, mais au moment où on lui confiera ses premiers mandats, ses échecs concertés finiront par se répercuter non seulement sur lui et sur sa carrière, mais aussi sur ses collègues, son patron et son organisation. Même chose pour certains couples. Le conjoint qui ne se croit pas désirable pourrait mettre à mal sa relation amoureuse et même provoquer la rupture au sein de son couple, faisant de son partenaire une victime collatérale de ses croyances erronées et des comportements d’autosabotage qui en découlent. 

Saboter l’autosabotage

Certaines personnes font de l’auto-sabotage un véritable style de vie. C’est lorsque ces habitudes prennent toute la place et nous empêchent d’évoluer et de nous réaliser qu’elles se répercutent dans nos relations interpersonnelles, qu’elles engendrent une tendance à la victimisation, des sentiments d’anxiété ou d’impuissance qu’il est nécessaire d’agir. 

Savoir cerner de tels comportements à répétition, en examiner les causes, apprendre à apprivoiser la réussite, à mettre ses limites, à exprimer ses réels besoins, tout cela exige une réflexion importante et un travail de fond sur soi. 

Cela dit, prendre conscience de cette attitude constitue déjà un grand pas pour permettre de mieux s’en affranchir. En psychothérapie, on doit fréquemment regarder les attitudes, les pensées et les actions qui mènent à l’échec. 

On doit aussi souvent en découvrir les causes pour enfin arriver à faire des choix qui redonnent et consolident un sentiment de contrôle sur sa vie. 

Avec l’aide appropriée, il est ainsi possible de dompter peu à peu les comportements d’autosabotage, et le jeu en vaut certainement la chandelle. Après tout, vous aussi méritez de choisir ce que vous désirez, de réussir... et d’être heureux. 

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