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Votons, car l'avenir en dépend

Votons, car l'avenir en dépend
AFP

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Des Fiona, il y en aura d’autres. Malheureusement, avec le réchauffement climatique, les événements climatiques extrêmes tels que les ouragans, inondations, canicules, etc., seront accentués et plus dévastateurs. 

La tempête et les forts vents survenus en mai 2022 qui ont arraché des toits et déraciné des arbres, les pluies diluviennes qui ont inondé le grand Montréal il y a deux semaines et la dévastatrice tempête Fiona qui a balayé l’est du pays démontrent chaque fois que nos municipalités ne sont pas conçues pour affronter de tels événements climatiques extrêmes. Le Québec n’est tout simplement pas préparé. 

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Priorité du gouvernement

Le prochain gouvernement doit répondre à ces préoccupations et s’attaquer aux enjeux des changements climatiques de manière transversale pour tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne, car les coûts des impacts climatiques s’élèvent déjà à des milliards de dollars. Il doit également se concentrer sur la réduction en amont des gaz à effet de serre (GES), qui sont la cause des changements climatiques – à commencer par la réduction de l’utilisation des énergies fossiles, principales responsables de ces malheurs. 

Ces énergies appartiennent au passé. Or la crise climatique est l’affaire de notre siècle. L’heure est aux énergies renouvelables, à l’investissement dans l’efficacité et la sobriété énergétiques, à la réduction de la consommation, aux transports collectifs et actifs, au réaménagement de nos villes et villages, à la protection de nos terres agricoles et de nos milieux naturels, à la restauration des écosystèmes et aux investissements dans notre système de santé et de sécurité civile. 

La bonne nouvelle, c’est que les solutions existent! Mais elles doivent être mises en place maintenant. Nous avons attendu trop longtemps, si longtemps que l’on subit déjà les effets des changements climatiques. Mais l’espoir est là. Et nous avons un momentum à saisir ce 3 octobre.

Le pouvoir d’un vote

Saviez-vous que voter pour un candidat ou un parti qui a des promesses environnementales ambitieuses est un des gestes individuels qui peuvent avoir un fort impact pour réduire les émissions de GES? Selon une étude de l’Université Concordia*, voter pour l’environnement peut avoir 21 fois plus d'impact sur la réduction des GES que d’éviter un vol transatlantique et 171 fois plus que de recycler! Pourquoi? Parce que lorsqu’un parti qui propose des mesures environnementales fortes et ambitieuses est élu, ses promesses peuvent se transformer en lois et en incitatifs pour que tous les concitoyens puissent adopter de bonnes habitudes pour l’environnement. 

Les politiques publiques ont donc le pouvoir de transformer les «bons gestes» individuels en des habitudes collectives. C’est ainsi que l'on peut améliorer notre qualité de vie, notre santé, notre sécurité, notre économie, notre bien-être et celui de la société. 

Le 3 octobre, chacun d’entre nous doit aller s’exprimer. Le 23 septembre dernier, nous avons été plus de 25 000 à marcher dans les rues à travers le Québec pour l’urgence climatique. Allons voter avec l’environnement en tête: emmenons cette préoccupation aux urnes. Rappelons-nous que voter est un privilège.

La pandémie nous aura appris qu’ensemble, nous sommes capables de faire face à des crises mondiales. C’est l’heure de nous retrousser les manches devant la plus grande des crises, celle des changements climatiques et de la disparition de la biodiversité pour construire un futur plus sécuritaire, plus propre, plus sain, plus égalitaire, plus juste pour tous. 

Ce lundi, votons avec l’avenir, notre santé, notre sécurité et celle de nos enfants en tête. 

Colleen Thorpe, directrice générale, Équiterre

Véronique Fournier, directrice générale du Centre d’écologie urbaine de Montréal

Jean-François Rheault, président-directeur général, Vélo Québec

Sarah V. Doyon, directrice générale, Trajectoire Québec

Sandrine Cabana-Degani, directrice générale, Piétons Québec

Rébecca Pétrin, directrice générale, Eau Secours

Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie, Greenpeace Canada

Gabrielle Spenard-Bernier, coordonnatrice, Mères au front

Charles Bonhomme, responsable des communications et des affaires publiques, Fondation David Suzuki

Rodrigue Turgeon, co-porte-parole, Coalition Québec meilleure mine

André Bélanger, directeur général, Fondation Rivières

Patricia Clermont, coordonnatrice, Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME)

Anne-Céline Guyon, chargée de projet climat, Nature Québec

Christian Savard, directeur général, Vivre en Ville

Marie-Soleil Gagné, directrice générale par intérim, Accès transports viables

* Bloomberg, tiré de Wynes et al., 2021_One Earth_Perspective_Prepub, Understanding the climate responsibility associated with elections

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