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Coupable d’avoir tué son ami pour une fille

L’ado écope de trois ans pour homicide involontaire

Meurtre Laval
Photo d’archives, Antoine Lacroix Des proches de l’adolescent poignardé à mort dans le parc Marc-Aurèle-­Fortin à Laval le 1er janvier 2020 s’y sont recueillis deux jours après le drame.

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Un adolescent qui a poignardé à mort son meilleur ami à la suite d’une dispute concernant une fille a finalement écopé de trois années de placement, soit la peine maximale que l’on peut infliger à un mineur.

« La mort de [la victime] a causé une peine insupportable pour sa famille et ses amis. Ç’a créé une souffrance innommable », a déclaré la juge Catherine Perreault, lundi au palais de justice de Laval.

Maintenant jeune adulte, l’accusé n’a pas bronché lorsqu’il a été condamné à sa peine pour l’homicide involontaire qu’il avait commis en janvier 2020. Il avait alors 16 ans, si bien qu’en vertu de la loi, il ne peut être nommé.

Ce jour-là, l’accusé s’était chicané avec des amis, dont l’un avait tenu des propos désobligeants concernant une camarade de classe qu’il appréciait. Les jeunes se sont insultés par textos puis par internet, jusqu’à ce qu’ils se rencontrent dans un parc pour discuter.

Mais l’accusé avait apporté deux couteaux et quand une bagarre a éclaté, il a poignardé son ami au thorax.

« Ça a transformé la vie [du père de la victime] en cauchemar quotidien, a dit la juge. [La mère] a été brisée à vie. [Le frère] a perdu pour toujours une partie de son être. »

Garde fermée

D’abord accusé de meurtre, le jeune accusé a finalement été déclaré coupable d’homicide involontaire. Et à la suite d’expertises, la Couronne a finalement renoncé à réclamer une peine pour adulte. Elle a donc réclamé un placement de trois ans, donc 30 mois en garde fermée. 

La défense espérait une peine légèrement moindre, mais qui serait purgée en majorité dans la collectivité.

Reconnaissant que le risque de récidive était faible, la juge a toutefois opté pour 36 mois de placement, dont 26 mois en garde fermée, afin que le jeune puisse obtenir les acquis nécessaires pour se réhabiliter.

« Son chemin est encore long, mais cela ne veut pas dire qu’il est inaccessible, a dit la juge. Cette période apparaît nécessaire pour terminer le travail de réinsertion. »

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