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Sacs prétendument «recyclables» : Dollarama poursuivi

Dollarama
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

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Dollarama devra se défendre devant les tribunaux en lien avec la vente de sacs recyclables qui ne le seraient pas vraiment selon ce qu’a constaté un des plus grands centres de tri du Québec.

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« Ces fameux sacs sont souvent faits de plastique tissé [...]. Malheureusement ces sacs réutilisables en fin de vie vont directement aux poubelles [...]. En résumé, il est faux de dire que c’est ‘recyclable’ », peut-on lire dans une publication Facebook de la coop Tricentris, très active dans la sensibilisation auprès des Québecois.

Au cœur de l’affaire se retrouve un sac vert vendu par la chaîne Dollarama. Dessus, il est inscrit en grosses lettres « je suis réutilisable et recyclable ». Or, si le premier énoncé est véridique, le second ne le serait pas, selon une demande d’autorisation d’action collective intentée par le cabinet LPC Avocat.

« C’est un type de plastique que les compagnies de recyclage au Canada sont incapables de traiter, affirme Me Joey Zukran dans le document de cour. Même s’ils sont techniquement fabriqués d’un matériau potentiellement recyclable, ils ne le sont pas. »

Walmart vendrait des sacs similaires, mais sans affirmer qu’ils peuvent être recyclés, ajoute-t-il.

Fausse publicité

Selon l’avocat, il s’agirait donc de fausse représentation de la part de Dollarama. Et des gens se font berner, affirme-t-il en donnant l’exemple d’une cliente de la chaîne. Cette femme, qui figure en en-tête de la poursuite, explique qu’elle achetait régulièrement ces sacs qu’elle mettait ensuite dans son bac vert lorsqu’ils étaient en fin de vie.

« Si elle avait su qu’ils finiraient dans un dépotoir ou dans un site d’enfouissement, elle ne les aurait jamais achetés », peut-on lire dans le document de cour.

Accusant Dollarama de chercher à surfer sur une vague verte, Me Zukran demande ainsi l’autorisation d’intenter une action collective contre le géant de la vente au détail, au nom de tous les consommateurs qui ont acheté ces sacs.

Il réclame avant tout que l’entreprise cesse d’identifier ces sacs comme étant recyclables, ainsi qu’une compensation pour chaque acheteur. Et afin que l’entreprise ne soit pas tentée d’agir à nouveau de la sorte, il réclame des dommages punitifs totalisant 10 millions $ à répartir entre les membres du groupe.

À moins d’une entente, la demande sera présentée prochainement devant un juge de la Cour supérieure du Québec.

Toute personne qui souhaite s’inscrire à ce recours peut le faire en consultant https://lpclex.com/fr/dollarama/

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