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Le Parti libéral, grand perdant de la réforme du financement

Les libéraux devront faire des choix après le résultat du scrutin de lundi

Le Parti libéral, grand perdant de la réforme du financement
Photo Martin Alarie

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Les résultats des élections cachent d’autres mauvaises nouvelles pour le Parti libéral du Québec, qui verra son financement public dégringoler. Après les années fastes de Jean Charest, le parti sera confronté à des choix financiers difficiles, explique un expert. 

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Avec moins de 15 % du vote populaire, lundi, les troupes de Dominique Anglade verront leur financement public annuel diminuer d’environ 40 % par rapport aux quatre dernières années.

On est loin de l’année 2008, où le Parti libéral du Québec (PLQ) de Jean Charest avait récolté 9,2 millions $. Du jamais-vu, clamait le Directeur général des élections (DGEQ), à l’époque.

Et parmi les 87 candidats libéraux sous la barre des 15 %, tous ceux dont les dépenses électorales étaient assumées par l’association locale n’auront pas droit au remboursement de 50 % des dépenses électorales (voir encadré).

«Sur le plan financier, c’est définitivement le Parti libéral qui est le plus affecté» par la réforme de 2013, souligne le professeur de science politique à l’Université Laval Éric Montigny.

Le chercheur y voit une forme de «désinstitutionnalisation», c’est-à-dire que le système ne maintient plus le PLQ en place comme c’était le cas dans le passé.

Réforme de 2013

Depuis la réforme introduite sous le gouvernement de Pauline Marois, le DGEQ accorde annuellement 1,71 $ pour chaque vote récolté par un parti. C’est une façon de compenser le plafond des dons individuels, passé de 1000 $ à 100 $.

À cela, s’ajoute un «revenu d’appariement», soit 2,50 $ pour chaque dollar versé en don au parti.

Le Parti libéral, grand perdant de la réforme du financement
Photo Martin Alarie

Cette mesure a renversé complètement les sources de financement : 70 % du financement provenait des dons auparavant, alors que le financement public représente désormais 80 % des revenus.

Bon dernier en matière de financement populaire, le PLQ a d’ailleurs dû emprunter 4,7 M$ sur ses immeubles pour financer sa campagne électorale, révélait notre Bureau d’enquête cet été.

Il devra peut-être maintenant se résigner à vendre ce «vieux gagné» pour effacer l’ardoise, dit M. Montigny.

Mais surtout, le parti devra réorganiser ses dépenses, comme l’avait fait le PQ après sa défaite historique de 2018, souligne le professeur.

En fait, ce sont les conservateurs d’Éric Duhaime qui sortent gagnants, sur le plan du financement.

«Ils avaient déjà des contributions grâce à une base mobilisée, et maintenant ils vont bénéficier d’un financement étatique important», fait remarquer Éric Montigny.  

– Avec la collaboration de Charles Mathieu

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