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Le jour où tout a changé pour Glass Tiger

Le groupe a pris quelques heures pour composer ses deux grands succès

Alan Frew lors d’un concert au Centre Vidéotron, en première partie de Corey Hart, en 2019. « La musique des années 1980 élevait les esprits », affirme le chanteur canadien.
Photo d’archives Alan Frew lors d’un concert au Centre Vidéotron, en première partie de Corey Hart, en 2019. « La musique des années 1980 élevait les esprits », affirme le chanteur canadien.

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Le saviez-vous? En une seule petite journée, en 1985, Glass Tiger a composé les bases des deux chansons qui allaient à jamais changer son destin et marqué l’histoire du rock canadien.

Les titres en question sont des classiques, identifiables dès les premières notes : Don’t Forget Me (When I’m Gone) et Someday.

La première a été numéro 1 au Canada et numéro 2 du prestigieux Hot 100 du magazine Billboard. La seconde a aussi fait un top 10 aux États-Unis.

L’une après l’autre, en 1986 et 1987, elles ont été sacrées chanson de l’année à la remise des prix Juno.

Inspirée de Tears For Fears

Sans se faire prier, le chanteur Alan Frew a raconté cette journée «historique» lors d’une entrevue avec Le Journal.

Le claviériste Sam Reid, le guitariste Al Connelly et Frew, alors inconnus du public, s’étaient déplacés à Vancouver pour travailler avec Jim Vallance, un auteur-compositeur et producteur déjà réputé à l’époque pour son partenariat fructueux avec un certain Bryan Adams.

«Nous écoutions de la musique des années 1980 quand nous sommes tombés sur Everybody Wants To Rule The World, de Tears For Fears. Le tempo de la chanson est ce qu’on appelle un shuffle beat. Jim s’est précipité à la boîte à rythmes, Al a pris sa guitare et les mots Don’t forget me when I’m gone me sont venus. Jim m’a dit : “j’adore cette ligne, conserve-là”», relate l’artiste ontarien de 65 ans.

Ce n’était pas tout. Un peu plus tard, pendant que Reid et Connelly étaient sortis pour fumer une cigarette, Jim Vallance s’est mis à improviser une mélodie sur un clavier.

«Immédiatement, j’ai chanté “when I come home, you telephone”. Nous étions en train de composer Someday

Nouveautés difficiles à vendre

Bientôt 40 ans plus tard, ces deux bombes extraites de son premier album The Thin Red Line demeurent l’ingrédient de base du succès de Glass Tiger. Elles sont la principale raison pour laquelle le groupe, comme tout artiste étiqueté nostalgique, attire encore des foules appréciables à ses concerts.

Malgré tout son bon vouloir, Alan Frew ne peut en effet que constater que les chansons que le groupe a composées au cours des dernières années sont difficiles à vendre.

Ils citent en particulier I Take It Back et This Is Your Life, parues en 2012 et 2019.

«Elles sont aussi bonnes que Don’t Forget Me (When I’m Gone), I’m Still Searching et Someday, mais il n’y a qu’une poignée de gens qui les ont entendues parce que les accès ont été bloqués par le système. Tu ne peux pas ouvrir la radio dans ta voiture et entendre Glass Tiger. En plus, bien sûr, nous sommes vieux dans un monde mené par les jeunes. C’est comme ça que les choses doivent se passer. C’est la vie.»


Glass Tiger est en concert à l’Impérial Bell de Québec, le 8 octobre, et le 1er décembre, au Théâtre Corona de Montréal.

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