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Québec 2022: pas de flirt entre péquistes et solidaires

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Affaibli, le Parti Québécois (PQ) ferme la porte à tout rapprochement avec Québec solidaire (QS) même si les deux formations auraient potentiellement obtenu 19 sièges à l’Assemblée nationale si elles fusionnaient.

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À la lumière des résultats des élections, plus de 30 % des électeurs ont donné leur appui à l’une des formations souverainistes et progressistes.  

Avec seulement trois sièges et près de 15 % des voix, le PQ pourrait ne pas être reconnu à titre de groupe parlementaire, et ce même si les libéraux ont récolté moins de voix dans l’ensemble et qu’ils forment l’opposition officielle.

The Canadian Press

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Le chef péquiste réclame donc une reconnaissance et un budget à la hauteur de son résultat au suffrage populaire, plaidant ainsi pour la survie de sa formation à l’intérieur des murs de l’Assemblée nationale. 

«On a 15 %, mais même pas 3 % des sièges», a dénoncé Paul St-Pierre Plamondon. 

Fusion payante 

Selon les estimations de notre Bureau d’enquête, le PQ et les solidaires auraient fait élire 19 députés lundi soir s’ils avaient été unis. 

Ils auraient bloqué la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans les comtés de Jean-Talon, Marie-Victorin, Rimouski, Gaspé et Ungava. Ils auraient été tout juste à court pour voler l’opposition officielle aux libéraux. 

Différence entre votes exprimés et sièges obtenus
Le mode de scrutin en place est-il efficace pour représenter la volonté populaire?
En date du 3 Octobre 2022
Comparez avec le nombre de sièges obtenus

Mardi, le chef du PQ a toutefois réitéré qu’une telle alliance avec la formation de Gabriel Nadeau-Dubois était impossible.  

«On demande à des partis qui ne pensent pas la même chose de se fusionner parce qu’on n’est pas capable de donner une place à chaque parti dans un système normal», a indiqué le chef du PQ, irrité par le sujet.  

Durant la campagne, les deux formations semblaient pourtant avoir plusieurs atomes crochus. Durant les débats, MM. Nadeau-Dubois et St-Pierre Plamondon laissaient paraître une belle complicité. Sur les questions de la langue, de la laïcité et de l’immigration, les deux sont toutefois aux antipodes, soutient le chef péquiste.  

Amertume 

Paul St-Pierre Plamondon admet que la relation entre QS et le PQ est froide depuis plusieurs années. 

Les militants péquistes sont encore fâchés de l’échec des négociations qui devaient mener à une alliance avant l’élection de 2018. Québec solidaire avait finalement tourné le dos au PQ.

«Souvenons-nous de la manière dont nous avons été traités en 2018 par Québec solidaire. Les militants ne l’ont pas oublié», a indiqué le chef péquiste, laissant paraître une certaine amertume. 

«Il y a des insultes qui se sont dites parce qu’on est pour la laïcité.» 

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