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L’Ukraine chiffre ses gains dans le Sud, Zelensky réclame des armes aux Européens

L’Ukraine chiffre ses gains dans le Sud, Zelensky réclame des armes aux Européens
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KYÏV | L’Ukraine a annoncé jeudi avoir reconquis 400 km2 de gains territoriaux dans le sud, où sa contre-offensive met les troupes russes sous pression, et réclamé davantage d’armes aux Européens pour «punir» la Russie. 

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Les troupes ukrainiennes sont à l’offensive sur tous les fronts depuis début septembre et ont déjà repris l’essentiel de la région de Kharkiv, dans le nord-est, et d’importants nœuds logistiques tels qu’Izioum, Koupiansk et Lyman.

«Les forces armées ukrainiennes ont libéré plus de 400 km2 de la région de Kherson depuis le début du mois d’octobre», a indiqué jeudi la porte-parole du commandement militaire dans le Sud, Natalia Goumeniouk, chiffrant pour la première fois les avancées ukrainiennes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé mercredi soir la reprise de trois nouveaux villages par ses troupes dans cette zone, et confirmé que la contre-offensive de Kyïv, forte des livraisons d’armes occidentales, se poursuivait.

L’Ukraine chiffre ses gains dans le Sud, Zelensky réclame des armes aux Européens
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Jeudi, M. Zelensky a réclamé devant les dirigeants européens réunis en sommet à Prague de poursuivre l’aide militaire à Kyïv afin que «les chars russes n’avancent pas sur Varsovie ou encore sur Prague». «Il faut punir l’agresseur», a-t-il lancé, sept mois après le début de l’invasion russe en Ukraine.

Signe de l’agacement du Kremlin, l’ambassadeur français à Moscou Pierre Lévy a été convoqué jeudi à cause des livraisons d’armes à l’Ukraine par Paris.

Les forces ukrainiennes ont affirmé avoir repris 29 localités aux Russes depuis le 1er octobre dans la région de Kherson.

L’armée de Moscou a de son côté assuré dans son rapport quotidien jeudi avoir «repoussé l’ennemi» dans cette même région de Kherson.

Selon elle, les forces ukrainiennes ont déployé quatre bataillons tactiques sur ce front, soit plusieurs centaines d’hommes, et «tenté à plusieurs reprises de percer les défenses» russes près de Doudtchany, Soukhanové, Sadok et Brouskinskoïé.

Face aux revers de l’armée russe en Ukraine et à une mobilisation chaotique en Russie qui a poussé des centaines de milliers ses compatriotes à l’exil, le président russe Vladimir Poutine a assuré mercredi que la situation militaire allait se «stabiliser».

Alors que Moscou ne contrôle que partiellement ces zones et y est en difficulté sur le plan militaire, M. Poutine avait signé mercredi une loi consacrant l’annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes après la tenue de «référendums» d’autodétermination sans «aucune valeur légale» aux yeux de l’ONU, et dénoncés comme des «simulacres» par Kyïv et ses alliés.

Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, a assuré que les territoires perdus seraient «repris». 

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- «Ça va mieux» -

Sur le front, des soldats ukrainiens interrogés par l’AFP ont assuré voir enfin «la lumière au bout du tunnel», grâce à leurs récents succès, après plus de sept mois d’une guerre éreintante.

«Maintenant, ça va mieux», a expliqué Bogdan, 29 ans. «Nous voyons leurs succès et cela nous inspire. Si certains pensaient que nous n’allions pas assez vite, maintenant ce n’est plus le cas !»

Les bombardements se sont poursuivi, notamment à Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, l’une des régions que Moscou affirme avoir annexé, où une frappe a fait trois morts et sept blessés.

Dans le centre de la ville, des journalistes de l’AFP ont vu deux sites ravagés par les bombes. Sur le premier, tout ce qui était au-dessus du rez-de-chaussée s’est écroulé, faisant craindre un bilan plus élevé. À quelques centaines de mètres de là, un cratère de plusieurs mètres de profondeur était visible devant un immeuble d’habitation, au toit soufflé, tout comme la plupart des fenêtres.

Dans la région de Donetsk, autre territoire annexé par Moscou, au moins 14 personnes ont été tuées et 3 blessées ces dernières 24 heures dans les zones sous contrôle de Kyïv, selon la présidence ukrainienne.

Kyïv a également reçu jeudi la visite du directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, qui doit aussi se rendre à Moscou prochainement.

Il est venu notamment discuter l’établissement «d’une zone de protection» autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, visée régulièrement par des tirs dont Russes et Ukrainiens se renvoient mutuellement la responsabilité.

M. Grossi a insisté sur le fait que cette centrale, la plus grande d’Europe, reste «évidemment» ukrainienne, malgré son appropriation formelle par Moscou mercredi via un décret signé par Vladimir Poutine.

«Nous continuons à dire ce qu’il faut faire, c’est-à-dire essentiellement éviter un accident nucléaire à la centrale, ce qui reste une possibilité très, très claire», a-t-il fait valoir, dénonçant aussi «les conditions presque insupportables» dans lesquelles travaille le personnel ukrainien de la centrale.

Sur le front diplomatique, l’UE a approuvé mercredi une huitième série de sanctions contre Moscou. L’OPEP+ a lui décidé d’une baisse drastique des quotas de production de pétrole pour soutenir les prix, alors que les hydrocarbures restent le revenu principal de la Russie. 

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