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«Il y en a qui se protègent le cul», dit Denis Coderre

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Ancien secrétaire d’État au sport amateur, Denis Coderre croit que les dirigeants de Hockey Canada, notamment le président-directeur général Scott Smith, essaient de protéger leurs arrières en essayant de repousser leur départ inévitable. 

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En entrevue à LCN, vendredi, l’ex-maire de Montréal et ancien ministre a mentionné qu’il ne faut pas nécessairement s’attendre à voir Smith et ses collègues quitter leur siège de sitôt. C’est du moins leurs intentions malgré une rencontre avec les représentants de fédérations provinciales, jeudi, pendant laquelle ceux-ci ont exprimé le besoin de miser sur un nouveau leadership au sein de l’organisation nationale.

«Il y a encore des provinces de l’Ouest qui protègent Hockey Canada, (...) mais je pense que la Colombie-Britannique va emboîter le pas au Québec et à l’Ontario. Et ce qu’on a entendu, c’est qu’il devait y avoir une élection le 14 novembre, mais qu’elle a été reportée au mois de décembre et peut-être plus loin. À la place, ils feront seulement un rapport ou une assemblée générale», a-t-il indiqué à l’animateur Mario Dumont.

«Il y en a qui se protègent le cul», a-t-il enchaîné sans détour.

Couper la vraie source de financement

Durant l’entretien, Coderre a élaboré davantage, en s’appuyant sur une «source fiable» qu’il n’a pas identifiée, sur le financement de Hockey Canada. Cette semaine, de nombreux commanditaires comme Canadian Tire, TELUS, Tim Hortons et la Banque Scotia, entre autres, ont mis un terme à leur partenariat avec la fédération, momentanément ou définitivement. Or, si les détracteurs de celle-ci souhaitent que le robinet de dollars se ferme complètement, il en faudra beaucoup plus.

«Les commanditaires et les partenaires représentent 43 % du budget de 143 millions $. Le 3 $ par inscription (que dans la province, Hockey Québec a décidé de ne plus remettre à Hockey Canada), c’est 2 % de la totalité. Et les prémiums des assurances, c’est environ 13 %. Puis, on s’est rendu compte que 40 % des dépenses viennent de l’administration. (...) La question que j’ai posée, c’est qu’il y a quelqu’un qui diffuse les événements et cela constitue une source principale de revenus. Pour les nommer, RDS et TSN, donc Bell, ce sont eux qui assurent la présentation du Championnat mondial junior», a-t-il détaillé.

Coderre a aussi divulgué plusieurs chiffres et données relatives à Smith; celles-ci n’ont pas été publiées ou confirmées par Hockey Canada.

«Non seulement Hockey Canada reçoit des droits télé, mais selon la fouille du contrat de Scott Smith qu’on a faite, ça dit qu’il gagne plus de 1 million $ par année et vaut au-dessus de 10 millions $. (...) Selon son contrat, il recevrait un pourcentage des commandites et des droits de télé», a-t-il dit, ajoutant que si Smith quitte l’organisation, il recevra un chèque de 5 millions $.

Même après avoir présenté ces informations, Coderre souhaite que l’entente avec le PDG soit rendue publique.

«Vu qu’on accorde des subventions fédérales et que la Ligue nationale est un partenaire important, montrez-nous le contrat. Puis, le 5 août, Michael Brind’Amour a démissionné du poste de président du conseil d’administration parce qu’il était en désaccord. Pouvez-vous me dire pourquoi on lui a fait signer le contrat de Scott Smith à la fin juillet s’il était opposé?, s’est-il questionné. Est-ce qu’on l’a fait démissionner?»

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