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Conseil des ministres: mes prédictions

Conseil des ministres: mes prédictions
PHOTO MARC-ANDRÉ GAGNON


Des confiants, des anxieux et des déçus: le caucus de la CAQ.

Les confiants

Plusieurs membres sortants du Conseil des ministres peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Soit ils seront reconduits dans les mêmes fonctions, soit ils obtiendront une promotion et auront de plus grandes responsabilités. C’est le cas du ministre de la Santé, Christian Dubé, du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, du ministre des Finances, Eric Girard, et de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel. Il a moins été sous les feux des projecteurs durant les dernières semaines, mais Simon Jolin-Barrette est en droit de s’attendre à une promotion de la part du premier ministre. Il a livré ce qui a été attendu de lui, que ce soit à l'Immigration ou à la Justice. Il a fait adopter deux lois controversées: la loi 21 et la loi 96, en plus de devenir un soldat imperturbable de François Legault. La seule question qui demeure en suspens en ce qui le concerne est de savoir s’il gardera le poste de leader du gouvernement.

Les anxieux

Une poignée de ministres sortants doivent dormir très mal ces derniers jours. Recevront-ils l’appel tant attendu? Connaîtront-ils une rétrogradation, ou pire, une exclusion du Conseil des ministres? Parmi eux, évidemment on retrouve la ministre de la Culture, Nathalie Roy, le ministre de la Cybersécurité, Éric Caire, celui des Forêts, Pierre Dufour, la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, et bien sûr le ministre de l’Immigration, Jean Boulet. Ce dernier aurait pu faire partie de la liste des «confiants» et s’assurer une place de choix au Conseil des ministres s’il n’avait pas tenu d’indignes propos durant la campagne électorale. Dans un autre ordre d’idées, la vice-première ministre Geneviève Guilbault doit également être nerveuse. Certainement pas parce qu'elle a peur de l’exclusion – ce qui n’arrivera pas pour cette imperturbable ministre –, mais plutôt par crainte de ne pas être suffisamment «compensée». Elle ne souhaite pas garder ses responsabilités de ministre régionale, mais elle voudrait certainement garder le titre de vice-première ministre. À moins d’une alléchante promotion qui pourrait justifier, tant à ses yeux qu’aux yeux du public, le retrait des responsabilités symboliques du numéro deux du gouvernement.

Les nouveaux venus

Il y a de ces candidatures vedettes qu’on ne peut attirer sans la promesse de responsabilités au Conseil des ministres. Ils ont beau nous dire qu’ils sont heureux d’être députés de leur coin, nous savons tous que les discussions entourant la suite des choses ont été faites avant l’annonce de leur candidature. C’est probablement ce qui est arrivé pour Bernard Drainville, Martine Biron, Sonia Bélanger, Kateri Champagne Jourdain, Suzanne Roy et Daniel Bernard. À cette liste pourrait certainement s’ajouter Céline Haytayan, nouvelle députée de Laval-des-Rapides à l’impressionnant curriculum.

Les soldats déçus

Évidemment, il y aura également des députés qui ont été bons joueurs, qui sont reconnus pour leur travail et leur engagement et même pour leurs talents et qui espéraient et espèrent peut-être toujours que leur loyauté soit enfin récompensée. Ils finiront, le plus souvent, déçus d’avoir été encore «tenus pour acquis» et doublés par ces nouveaux venus. C’est le cas de Joëlle Boutin, députée de Jean-Talon, reconnue pour son travail, notamment en commission parlementaire, de Samuel Poulin, de la Beauce, qui a travaillé fort pour garder la circonscription à la CAQ, de Jean-François Simard, à Montmorency, de Gilles Bélanger, à Orford, de Youri Chassin, à Saint-Jérôme, etc. Force est de constater que la Coalition Avenir Québec a plus de talents que de chaises au Conseil des ministres.

La formation du prochain cabinet est un exercice périlleux qui fera certainement plus de déçus que d’heureux. François Legault devra trouver rapidement une raison de mobiliser toutes ces troupes au lendemain de l’assermentation du Conseil des ministres pour que la déception ne se transforme pas en rancune. Autrement, peut-être que le Parti conservateur pourrait se trouver un député parmi les rancuniers. Parlez-en à Claire Samson. 







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