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Les affaires ralentissent pour les éleveurs

Ils constatent une baisse des ventes et une hausse des abandons des animaux

Salon des animaux Québec
Photo Louis Deschênes Au kiosque Magazoo, Nohan Plante, 15 ans, a multiplié les conseils en compagnie d’un uromastyx égyptien du nom de King Kong et un Python Royal appelé Python.

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Après des ventes records d’animaux de compagnie durant la pandémie, les affaires sont maintenant plus difficiles pour plusieurs éleveurs québécois. 

Plusieurs éleveurs interrogés par Le Journal dans le cadre du Salon national des animaux de compagnie ont confirmé que la hausse du coût de la vie se fait aussi sentir dans l’industrie animale. 

Selon Nathalie Gagnon, qui fait l’élevage de chats à Saint-Augustin-de-Desmaures, l’augmentation des coûts pour les soins chez le vétérinaire freine, entre autres, les consommateurs. 

« L’inflation, ç’a paru dans les ventes. C’est même une raison pour laquelle je pense arrêter », confie-t-elle. 

Pour la propriétaire d’Élevage Caniche AMH, Anne-Marie Héneault, la pandémie a complètement bouleversé son industrie. « C’est pénible. Les clients sont pressés, un peu méchants parfois », dit-elle.

C’est sans compter les gens qui veulent se débarrasser des animaux qui sont venus combler un vide durant la pandémie. 

« On voit des abandons, des clients qui retournent au travail et les budgets sont plus serrés et ils veulent moins investir [...] Les vétérinaires c’est 30 % d’augmentation », a-t-elle constaté.

Plus d’escrocs

Selon Anima Québec, une association nationale pour le mieux-être des animaux, la pandémie a également provoqué une augmentation des escrocs dans le monde des éleveurs.

La directrice générale Chantal Allinger appelle les gens à la prudence. « Ce n’est pas normal si vous pouvez obtenir un animal [de race] très rapidement. Il peut y avoir des exceptions, mais habituellement les bons éleveurs ont des listes d’attente », prévient-elle tout en mentionnant que la grande majorité des éleveurs le font pour la bonne cause et adorent les bêtes.

Marie-Élaine Guitard de l’Élevage Inukshuk avec son conjoint Jason Kouri, leur fils Jérémy et Roméo, un spitz japonais.
Photo Louis Deschênes
Marie-Élaine Guitard de l’Élevage Inukshuk avec son conjoint Jason Kouri, leur fils Jérémy et Roméo, un spitz japonais.

Mme Allinger estime également que l’industrie animalière en général a besoin de restructuration. « On le voit avec les refuges, il n’y a pas assez d’encadrement [...] N’importe qui demain matin peut s’ouvrir une SPA sans expérience et c’est la même chose avec les élevages. »

Un salon populaire

Membre de la «Flying team» Corinne Lamy de Sherbrooke a participé à une démonstration avec Tokyo, un Malinois de la famille des berger belges.
Photo Louis Deschênes
Membre de la «Flying team» Corinne Lamy de Sherbrooke a participé à une démonstration avec Tokyo, un Malinois de la famille des berger belges.

Malgré une industrie qui tourne au ralenti, les chiens, les chats et les reptiles n’ont pas perdu de leur popularité alors que les allées du Salon national des animaux de compagnie étaient bondées de familles et de passionnés, samedi au Centre de foires.

Après un rendez-vous raté en 2020 et une édition modeste en 2021, en raison de la COVID-19, les amoureux des animaux s’étaient passé le mot pour visiter les quelque 200 exposants.

« On le voit, les gens avaient hâte de revenir. Les visiteurs sont arrivés tôt et ça n’a pas lâché », lance Michel Beausoleil, copromoteur de l’événement qui se poursuit dimanche.

« Pour les exposants on est à plein rendement et c’est environ 14 000 personnes qui devraient passer en fin de semaine », se réjouit-il, ajoutant que le salon est en voie de battre l’achalandage des éditions précédentes.

Les compétitions et les spectacles canins ont évidemment attiré les foules, mais les chiens de race très rares et les reptiles avaient également la cote.

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