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Restaurant coréen Bab Sang: Marchand fait un mini mea culpa

L’affaire politico-linguistique du restaurant coréen de Sillery rattrape le maire de Québec

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Bruno Marchand, admet qu’il aurait dû montrer davantage de « bienveillance » dans le dossier du restaurant coréen de Sillery, où il était presque impossible d’y obtenir un service en français.

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Sans présenter d’excuses formelles, Bruno Marchand a admis, du bout des lèvres, qu’il aurait dû faire preuve de davantage de « bienveillance » dans la saga politico-linguistique qui a entouré le restaurant coréen Bab Sang ces deux dernières semaines.  

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« Dans un contexte de langue, il y a un enjeu où il faut placer encore plus de bienveillance. Même si j’en ai placé, je pense que je dois faire preuve encore plus de bienveillance », a soutenu le maire de Québec, lundi matin, en marge d’un point de presse. 

La polémique autour de ce restaurant de la rue Maguire, dans Sillery, a éclaté le 12 octobre lorsqu’il a été révélé qu’il était presque impossible d’y obtenir un service en français. 

Le maire Marchand a réagi le jour même en affirmant que la pénurie de main-d’œuvre ne doit pas être un « prétexte » pour ne pas servir les clients en français.

Un débat « acrimonieux »

« Ma volonté par rapport au français ne change pas, a ajouté le maire, lundi. Mais c’est important, dans un débat qui peut être acrimonieux, de ramener toujours cette idée de comment on fait comme communauté pour être bienveillants, pour accueillir, pour soutenir, pour s’entraider et pour faire ce tissu très fort qui n’échappe personne en chemin. »

Sans renier ses propos initiaux, M. Marchand a convenu qu’il aurait « certainement » pu s’exprimer différemment le jour où la polémique a éclaté.

Ce dernier a ajouté qu’il irait volontiers manger au restaurant coréen à un moment donné.

Mais il préfère, pour le moment, « laisser passer la tourmente », a-t-il fait savoir. 

D’autre part, le maire s’est félicité de l’élan de solidarité avec le restaurateur « Joe » qui pourra compter sur des employés temporaires et sur des serveurs bénévoles pour rouvrir son restaurant – trois à quatre soirs par semaine – et y offrir un service en français. 

« Je trouve ça beau qu’il y ait des gens qui se mobilisent, posent des actions pour soutenir un commerçant, l’aider à apprendre le français et à traduire ses affiches en français. Il y a là une bienveillance extraordinaire », s’est-il réjoui.

« Je salue ses commentaires »

Invité à commenter la sortie de M. Marchand, Bruno Salvail, directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Maguire, a affirmé ceci : « Je salue ses commentaires. Ça me fera plaisir de le rencontrer sur la rue quand il viendra manger au Bab Sang ».

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

Des réactions 

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Photo d'archives, Stevens LeBlanc

« Depuis le début, on dit pas mal la même affaire, mais je suis content qu’il admette qu’il aurait dû être plus bienveillant. Je suis satisfait. Il devrait même aller le rencontrer, le restaurateur, et entendre son histoire. »

– Claude Villeneuve, chef de Québec d’abord


Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

« C’est très peu, très tard. C’est son style. Après avoir regardé l’opinion publique, il se prononce de façon extrêmement tiède. »

– Jackie Smith, cheffe de Transition Québec

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