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Fermeture du tunnel: crainte d’une vague de démissions dans les hôpitaux de Montréal

Le syndicat des infirmières de l’est de Montréal craint que le trafic les décourage

Fermeture du tunnel: crainte d’une vague de démissions dans les hôpitaux de Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

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Déjà affectés par une pénurie de personnel, les hôpitaux de l’Est de Montréal pourraient accumuler les démissions d’infirmières qui demeurent sur la Rive-Sud et qui seront découragées de la congestion du pont-tunnel.

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« On est dans une situation tellement précaire. Seulement 2 % des infirmières qui feront le move (de quitter), ça va être catastrophique au stade où on en est », avoue Denis Cloutier, président du syndicat de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. 

Entre 20 % et 25 % des employés du CIUSSS demeurent sur la Rive-Sud de Montréal, estime le syndicat. Pour la FIQ, cela représente au moins 1000 employés. La plupart travaillent à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à l’Institut universitaire de santé mentale, ou dans des CHSLD. 

Déjà, le syndicat constate que plusieurs employés songent à quitter pour un emploi sur la Rive-Sud. 

Oubliez le télétravail

« Pour plusieurs, ça demeure abstrait tant qu’ils ne l’ont pas vécu et réalisé à partir de chez eux. Est-ce que 200 vont quitter ? Je ne peux pas le dire », confie M. Cloutier.  

Le CIUSSS dit avoir rencontré les employés qui vivent sur la Rive-Sud, et avoir proposé des mesures de flexibilité. Les options de transports en commun ont été aussi suggérées. 

Or, le télétravail ne s’applique pas aux infirmières. Étant donné les horaires atypiques et les heures supplémentaires, il est impensable de prendre l’autobus ou de covoiturer, croit le syndicat. 

« Une utopie » 

« Le transport en commun, c’est une utopie », dit M. Cloutier. 

Par ailleurs, les infirmières atteindront bientôt la fin d’un contrat d’un an assorti d’une prime de 15 000 $. Plusieurs attendent la fin de cette année pour changer d’employeur sans pénalité financière ou prendre leur retraite. 

« Des gens disent : Quand le contrat va être fini, je m’en vais. Ça fait aussi peur que le tunnel », dit M. Cloutier. 

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