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Chercher des aliments dans les poubelles pour contrer la flambée des prix

Les demandes d’aide pour l’alimentation ne sont pas les seules en hausse

La popularité du déchétarisme en hausse
Photo Marianne Langlois Benne a ordures d'un commerce de fruits et de légumes dans le Mile-End. Un endroit connu pour le déchétarisme.

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La flambée des prix des aliments pousse de plus en plus de gens à se mettre au dumpster diving (déchétarisme), une pratique qui avait perdu du terrain dans les dernières années.

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«Avec les prix qui grimpent de façon intense, plusieurs risquent de s’y remettre», a observé Marion Tétreault-de Bellefeuille adepte du déchétarisme depuis dix ans.

Le déchétarisme consiste à plonger dans les bennes à ordures à la recherche d’aliments encore bons pour la consommation.

«On remarque qu’il y a de plus en plus de gens qui se tournent vers cette solution, surtout au prix que sont rendus les aliments à l’épicerie», a commenté le membre d’une page Facebook de déchétarisme qui a souhaité demeurer anonyme.  

Détresse alimentaire

Le Journal s’est entretenu avec une vingtaine de personnes qui ont confirmé la hausse de cette détresse alimentaire. On observe de plus en plus de gens fouiller dans les poubelles. La majorité des personnes touchées ont préféré garder l’anonymat, par peur du jugement. 

Alors que plusieurs commerces mettent des cadenas sur leurs bennes à ordures, d’autres font tout le contraire.

«Il y a des épiceries qui déposent dans des boîtes de carton les invendus comme le pain ou des légumes. C’est accessible. On passe et on prend ce dont on a besoin», a commenté Marion Pétrin, une autre adepte du déchétarisme depuis 2 ans. 

Écologique

La récupération alimentaire est également souvent mentionnée comme principale motivation.

«Oui, on est attirés par le dumpster diving pour des raisons économiques, mais dès qu’on commence à en faire, on se rend compte de tout le gaspillage alimentaire», a illustré Marion Tétreault-de Bellefeuille.

Le résultat d'un butin durement gagné par une adepte du déchétarisme le 24 octobre dernier.
Photo courtoisie, Marion Tétrault-de Bellefeuille
Le résultat d'un butin durement gagné par une adepte du déchétarisme le 24 octobre dernier.

Dans les épiceries, nombreux sont les aliments mis de côté à cause de défauts d’emballage ou parce que la date de péremption est dépassée de peu. Pourtant, une clientèle friande de produits à consommer rapidement, ainsi que de fruits et de légumes abîmés est bien présente.

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