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Le Rouge et Or soulève la Coupe Dunsmore

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Le Rouge et Or de l’Université Laval est de retour au sommet du football universitaire québécois. Il a retrouvé son trône de champion à la suite d’une victoire dramatique de 25 à 24 sur le tout dernier jeu du match face aux Carabins de Montréal, samedi après-midi.

Après deux années à Montréal, la Coupe Dunsmore revient à Québec grâce à une fin de match survoltée.

Sur le tout dernier jeu du quatrième quart, alors qu’il ne restait que huit secondes à jouer et un pointage de 24 à 24, Glen Constantin a opté pour un placement de 48 verges. 

Le botté de Vincent Blanchard a raté à la droite du poteau. Le retourneur Carl Chabot a capté le ballon et devait sortir de la zone des buts pour éviter d’accorder un point grâce à un simple.

Sauf qu’il a été rabattu au sol avant de sortir de sa zone et le Rouge et Or a pu célébrer une première conquête de la Coupe Dunsmore depuis 2018. Rarement un botté manqué a-t-il autant été célébré au stade TELUS-UL.

Les champions québécois ont maintenant rendez-vous avec les Mustangs de l’Université Western à la Coupe Mitchell, samedi prochain, à London.

« Le jeu de ma vie »

Cette heureuse séquence pour le Rouge et Or a été rendue possible grâce à un gros jeu de Charles-Lee Alarie-Tardif, qui est arrivé comme un train pour passer outre deux bloqueurs et plaquer Chabot, qui n’était qu’à quelques centimètres de sortir le ballon de la zone des buts

« C’est le jeu de ma vie ! Ça pouvait pas mieux arriver », a lancé l’expressif joueur de ligne défensive. 

« J’ai vu que le botté était manqué un petit peu vers la droite. Je suis parti au fond. J’ai vu deux joueurs créer un mur devant le retourneur. J’ai sauté dans le mur puis j’ai ramassé le retourneur en arrière », a-t-il raconté, encore ému par le dénouement.

Une heureuse décision

L’entraîneur-chef Glen Constantin saluait la résilience de ses joueurs pendant que ceux-ci soulevaient la coupe Dunsmore. Il a aussi rappelé que son choix de « prendre le vent » a porté ses fruits en fin de rencontre. 

« On a pensé de sacrifier une possession pour avoir le ballon au quatrième quart afin de faire un botté de placement. On a un bon botteur. Malheureusement, il a manqué son botté. Ça a pris un peu d’extra et les “un point”, c’est seulement au football canadien. Ça a servi aujourd’hui pour nous », a-t-il mentionné.

Ce neuvième affrontement consécutif en finale entre les deux grands rivaux a donné lieu encore une fois à de rudes bagarres et du jeu physique. Constantin s’y attendait. « Dans les gros matchs, les Carabins se présentent tout le temps. On sait que ce sont de dures batailles (dog fights). »

Mital brille encore

Kevin Mital a encore une fois brillé quand ça comptait le plus avec trois touchés (voir autre texte). Il appréciait particulièrement le sentiment qui vient avec un championnat remporté à la maison. 

« Tu le fais devant tes fans, sur ton terrain dans nos installations. C’est incroyable », a lancé le receveur qui compte désormais 17 touchés aériens depuis le début de la saison régulière. 

Celui qui lui a lancé les passes de touché, Arnaud Desjardins, savourait le moment, même s’il a connu des montagnes russes. Il a complété 21 de ses 32 passes pour des gains de 253 verges et a été victime de deux interceptions.

« J’ai jamais gagné un championnat en 12 ans. Je sais que c’est pas le championnat qu’on veut, mais ça reste une belle réussite. De faire ça devant nos fans, c’est un feeling incroyable », a-t-il dit.

Pour le vétéran joueur de ligne offensive Nicolas Guay, cette victoire permettait surtout « d’enlever un poids » aux joueurs qui n’avaient jamais vaincu les Carabins en séries.

« Ça fait vraiment du bien. Cette année, il y avait beaucoup de gars qui n’avaient jamais gagné contre Montréal. Gagner une première Dunsmore, pour beaucoup de joueurs, ça va vraiment enlever un poids sur les épaules. Là, tous les gars savent qu’on peut être champions du Québec. » 

Du grand Mital  

Jamais un receveur du Rouge et Or n’avait inscrit trois touchés par la passe dans un match de la Coupe Dunsmore. Qui d’autre que Kevin Mital pour réussir l’exploit et s’adjuger un autre record de l’Université Laval ?

Comme il l’a fait si souvent cette saison, Mital a brillé au moment où ça comptait le plus. Pendant qu’on remettait le trophée aux nouveaux champions, on entendait la foule scander « MVP! MVP ! MVP (NDLR : most valuable player ou joueur le plus utile) ».

Avec ses neuf réceptions, 116 verges de gains et trois touchés, il a évidemment hérité du titre de joueur par excellence du match. 

« Hier (samedi) à la conférence de presse, j’allais répondre un, deux ou trois quand on m’a posé la question si j’allais traverser la ligne des buts. Et c’est ce que j’ai fait. On sort avec une victoire et on est bien content », a souri le numéro 8, qui arbore une barbe aux couleurs de son équipe.

« Un gars spectaculaire »

Coéquipiers et entraîneurs n’avaient que de bons mots pour Mital, dont la performance leur permet de poursuivre au moins pour une semaine leur saison. 

« On est choyés d’avoir un gars de même sur notre terrain. C’est un gars spectaculaire. Il n’en passe pas souvent. C’est clairement le meilleur receveur qui est passé à Laval, sans manquer de respect à personne. C’est le gars le plus productif. Il peut changer un match à lui seul », a louangé l’entraîneur-chef Glen Constantin.

« Sans hésiter, on peut dire que c’est notre meilleur joueur. C’est la clé de notre équipe », ajoutait le joueur de ligne offensive Nicolas Guay.

Arnaud Desjardins s’est pour sa part assuré de rappeler que son fidèle acolyte élevait toujours son jeu d’un cran lors des moments importants. Le duo a notamment frappé au troisième quart avec une passe et course de 50 verges. Un jeu qui a redonné un peu de vigueur au Rouge et Or et qui a soulevé la foule de 12 375 spectateurs.

« Kev, avec tout ce qu’il a fait cette année, je me sentirais bizarre de pas lancer le ballon dans les moments importants. Il fait tellement de gros jeux pour nous. Encore une fois il a montré tout son talent dans les moments importants. »

Aucun doute

Parmi les rares vétérans à avoir vécu la conquête de la Coupe Dunsmore de 2018, le joueur de ligne offensive Nicolas Guay n’a jamais douté de l’issue du match, même quand le vent soufflait du côté des Carabins. 

Il avait d’ailleurs prédit un match serré « par un point ou deux » plus tôt cette semaine. Il avait visé dans le mille. « Des Dunsmore contre Montréal, ça se finit toujours de même. Je suis content d’être du bon côté cette année. » 

« On méritait un meilleur sort » 

« De perdre comme ça, c’est crève-cœur, mais bon, c’est la réalité du sport. »

Pendant que ses joueurs distribuaient les accolades et essuyaient leurs larmes, l’entraîneur-chef Marco Iadeluca tentait de trouver les bons mots pour parler de cette fin de match aussi inhabituelle que douloureuse.

« C’est un match typique Laval-Montréal. Un match incroyable pour les partisans. [...] Du bon football, mais c’est sûr que je pense qu’on méritait un meilleur sort aujourd’hui », a laissé tomber le pilote des Bleus, champions des deux dernières éditions de la Coupe Dunsmore.

Si près

Iadeluca a exprimé le grand sentiment de fierté qui l’habitait après avoir vu ses joueurs être passés si près de la victoire. 

« On a passé à travers l’adversité toute l’année. Dans les deux dernières semaines, on a perdu quatre demis défensifs. On a perdu trois de nos joueurs clés en défensive aujourd’hui. On s’est battus jusqu’à la fin. »

Après avoir connu un match difficile à Québec le mois dernier, le quart-arrière Jonathan Sénécal a pu montrer de quel bois il se chauffait. Il a complété 27 de ses 51 passes pour des gains de 374 verges et une passe de touché. Il a aussi été victime d’une interception de la part d’Anton Haie.

Il aurait toutefois échangé ses bonnes statistiques contre un résultat différent.

« C’est plate que ça finisse comme ça. On n’a même pas eu le temps de donner une réponse. On avait un bon momentum en offensive. Si on avait eu la chance [de répliquer] peut-être que ça aurait été différent. C’est le football canadien, ça peut finir comme ça », s’est-il résigné.

« Chapeau à Laval »

Le vétéran Philippe Lemieux-Cardinal a vu sa carrière universitaire prendre fin au terme de la rencontre. 

Le joueur de ligne défensive croyait bien que son coéquipier Carl Chabot en avait fait assez pour permettre de lancer le match en prolongation.

« Le foot c’est quelque chose qui se joue vraiment sur les petits détails. C’est un jeu à la fois. Le dernier jeu, on croyait avoir sorti la balle de la zone des buts. Faut croire que non. Chapeau à Laval. Ils ont joué un gros match. »

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