/finance/pme
Navigation

Salvatoré, un franchiseur ouvert aux nouvelles idées

L’entreprise familiale de 3e génération préfère la souplesse aux processus très rigides

GEN -  RAPHAEL ROY ET JIMMY RAMSEY
Photo Martin Alarie Âgés respectivement de 27 et 22 ans, Raphaël Roy et Jimmy Ramsay sont déjà copropriétaires de deux franchises Pizza Salvatoré, mais ne comptent pas s’arrêter là. Ils songent déjà à un 3e restaurant.

Coup d'oeil sur cet article

Jimmy Ramsay et son associé, Raphaël Roy, n’ont pas cherché très longtemps avant de devenir des franchisés de la chaîne Pizza Salvatoré.

• À lire aussi: Une chaîne de pizzérias de Québec débarque à Montréal

« Il y avait déjà trois ans que Raphaël travaillait pour l’entreprise. Il connaissait donc bien l’équipe de dirigeants. On a eu quelques rencontres avec le responsable des franchises pour vite s’apercevoir qu’il y avait un fit professionnel », explique Jimmy Ramsay.

Âgés respectivement de 27 et 22 ans, Raphaël Roy et lui sont ainsi devenus les plus jeunes franchisés de Pizza Salvatoré avec l’ouverture de leur restaurant sur le boulevard Taschereau, à Longueuil, dans l’arrondissement Saint-Hubert, en octobre 2021. 

« Depuis un moment, on caressait le projet d’avoir notre propre restaurant. Avec Salvatoré, on bénéficie d’une belle autonomie puisqu’on peut décider de notre façon de travailler dans l’établissement et choisir notre équipe, entre autres », explique Jimmy Ramsay qui a travaillé pendant 10 ans dans le domaine de l’hygiène et de la salubrité avant de se lancer en affaires.

Pour les deux associés, le succès n’a pas tardé, tellement qu’ils ont décidé de récidiver avec l’ouverture d’un deuxième restaurant à Longueuil en juillet dernier. Et ils pourraient bien ne pas s’arrêter là. 

« On pense déjà à un troisième restaurant », confie Jimmy Ramsay.

La formule de la franchise leur convient plutôt bien. Ils font partie d’une bannière bien établie qui a le vent dans les voiles et qui n’impose pas une structure trop rigide. « Le franchiseur est ouvert aux idées. On peut par exemple ajouter de nouveaux plats sur le menu pour répondre aux goûts particuliers de notre clientèle », explique Jimmy Ramsay.

Un modèle qui se démarque

C’est depuis peu que Pizza Salvatoré a accéléré le développement de son réseau de franchises. L’entreprise familiale de troisième génération a amorcé un ambitieux plan de croissance en 2020 en misant principalement sur l’ouverture de restaurants corporatifs. 

« On a reconsidéré notre choix quand certains de nos gestionnaires associés ont manifesté le désir de devenir franchisés. Comme ils avaient de bons résultats, on a décidé d’aller de l’avant. Depuis, on a ouvert les vannes pour accueillir de nouveaux franchisés venant de l’extérieur de l’entreprise », explique Élisabeth Abbatiello, vice-présidente aux communications et rayonnement.

Actuellement, la chaîne fondée par son grand-père, Salvatoré, en 1964, compte une soixantaine de restaurants dont une quinzaine sont administrés par des franchisés.

Comme franchiseur, l’entreprise a adopté un modèle qui se démarque puisqu’elle finance ses franchisés à 100 %. 

« On ne recherche pas tant des investisseurs que des franchisés qui auront les qualités recherchées et qui seront capables de livrer des résultats », précise Élisabeth Abbatiello.

Pour devenir franchisés, les gestionnaires associés de Pizza Salvatoré doivent répondre à quatre critères : être gestionnaire du restaurant depuis au moins un an, avoir de bons délais de livraison, démontrer un indice élevé de la satisfaction de la clientèle et atteindre les objectifs de profitabilité de la chaîne. 

La gestion des équipes, cruciale

Ceux qui viennent de l’extérieur doivent démontrer une solide expérience de gestion d’équipe, que ce soit en restauration ou dans un autre domaine. 

« Le succès d’un restaurant passe principalement par la capacité du gestionnaire à bien gérer son équipe, affirme Mme Abbatiello. Les candidats doivent aussi partager les mêmes valeurs d’entreprise que les nôtres. Bref, il faut que ça clique quand on les rencontre. »

Pizza Salvatoré a mis en place un programme d’accompagnement de ses franchisés qui inclut l’aide à la recherche d’un local, de la formation pour les employés, entre autres. 

« On veut faire en sorte que nos franchisés soient heureux de faire partie de la famille Salvatoré. Tout le monde y gagne finalement », soutient Élisabeth Abbatiello.

Bien faire ses devoirs avant de se lancer

Se lancer en affaires en achetant une franchise comporte plusieurs avantages. Le franchisé rejoint une enseigne reconnue dont le concept a fait ses preuves, ce qui réduit les risques d’échec. En contrepartie, l’investissement requis peut être élevé – une recette éprouvée, ça se paye – et l’entrepreneur a une moins grande liberté d’action puisqu’il doit respecter les règles et les normes imposées par la bannière. 

Avant de cogner à la porte des franchiseurs, il y a donc lieu de se poser quelques questions essentielles, conseille Luc Audet, avocat et conseiller d’affaires chez Les avocats de solutions.

Des questions telles que : est-ce un modèle d’affaires qui me convient ? ; suis-je pleinement conscient du fait que la franchise, ce n’est pas une garantie de succès ? ; combien d’heures devrais-je consacrer à ma franchise ?

La réponse à cette dernière question est : Beaucoup ! « Penser qu’on n’aura pas à travailler fort en tant que franchisé parce qu’on utilise une recette éprouvée, c’est un mythe, affirme Luc Audet. Ce n’est pas vrai qu’une franchise, ça roule tout seul. Il faut s’attendre à se retrousser les manches pour bien établir son commerce. »

Faire vérifier son contrat

S’il n’avait qu’un seul conseil à donner à un futur franchisé, ce serait de faire vérifier son contrat par un avocat qui s’y connaît en franchisage avant de le signer. « Il faut bien connaître ce marché qui a ses particularités. Comme ça, il évitera de demander à changer des clauses qui sont non négociables, et il perdra moins de temps », explique Luc Audet.

Certains éléments du contrat peuvent toutefois être modifiés à la condition d’avoir l’œil pour repérer ce qui peut devenir problématique. « Les franchiseurs fonctionnent par territoire. S’ils décident d’ouvrir d’autres franchises dans le même quartier, le franchisé se retrouve avec une nouvelle concurrence qui peut faire mal. La solution, c’est de négocier une option de premier refus avant de signer son contrat », recommande l’avocat.

Bref, avant de se lancer, il vaut mieux bien faire ses devoirs.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.