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Théâtre Rude Ingénierie: le voyage étrange et surréel d’Alice!

Une entrée réussie pour le Théâtre Rude Ingénierie

Alice!
Photo courtoisie, Stéphane Bourgeois Noémie F. Savoie (La Reine rouge) et Marianne Marceau (Alice) dans la pièce Alice!, une relecture ingénieuse que propose le Théâtre Rude Ingénierie au Trident.

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En débarquant pour la première fois sur les planches du Trident, il était évident que le Théâtre Rude Ingénierie était pour offrir quelque chose d’unique. Devant sa relecture des contes Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, le spectateur est confronté à une production ingénieuse, pleine de folie et non conventionnelle. 

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À l’affiche au Trident jusqu’au 3 décembre, Alice! est une proposition hors norme et à l’image de la compagnie multidisciplinaire de Québec.

Le trio constitué de Bruno Bouchard, Philippe Lessard Drolet et Patrick Robitaille, qui signe la création et la mise en scène de cet objet théâtral, se colle, pour la première fois, à un texte, à des personnages et à une dramaturgie bien établis.

On y retrouve du jeu, des interprètes, de la musique et de la peinture en direct et le bric-à-brac hétéroclite du Théâtre Rude Ingénierie.

Pour apprécier les 110 minutes d’Alice!, il faut laisser toute logique derrière soi. Le sens, dans ces deux contes revisités par Emmanuelle Jimenez, se perd. Un peu comme Alice dans la forêt, après sa traversée du miroir. Chercher le sens, à travers des dialogues remplis d’absurdité, s’avère une mission impossible. 

À la recherche d’un jardin magnifique, Alice, interprétée justement par Marianne Marceau, se retrouve plongée dans une quête où elle croise d’étranges personnages et d’étranges animaux.

Folie unique

Il y a le lapin blanc, le bébé qui se transforme en cochon, le chat du Cheshire, le chapelier fou, le jeu de cartes vivant, Humpty Dumpty la reine de cœur et le monde inversé.

Alice! s’ouvre sur une scène vide. Il y a un vieux piano mécanique à gauche et tout le bric-à-brac du Théâtre Rude Ingénierie réuni à droite. Les différentes scènes se construisent sous nos yeux.

Une des forces de cette proposition est de réussir à plonger le spectateur dans un état d’incompréhension semblable à celui qui habite Alice au fil de ses rencontres. C’est très réussi.

Un piano qui joue tout seul, des objets gonflables, un chat électronique, des costumes flyés et élaborés, des objets qui se déplacent sans assistance et une magnifique fresque peinte en direct. 

Les voix des personnages sont parfois trafiquées et la trame sonore est, comme toujours avec ce trio, fort réussie.

« Tout est bizarre aujourd’hui », lance le personnage d’Alice. Et avec raison.

Pour apprécier Alice!, il faut avoir l’esprit ouvert, accepter de ne pas tout comprendre et se laisser emporter par la folie unique du Théâtre Rude Ingénierie. La pièce ébranle les structures et c’est très bien ainsi.

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