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«Je n’ai jamais fait ça»: LeBel réfute les allégations d’attouchements sexuels

L’ex-député admet tout de même que lui et la présumée victime se sont embrassés durant la soirée

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Harold LeBel a fermement réfuté les prétentions de la plaignante lors de son témoignage à son procès pour agression sexuelle. Si la présumée victime et lui se sont bel et bien embrassés, il affirme que les allégations d’attouchements sexuels sont fausses.

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La défense de Me Maxime Roy est allée droit au but en ouverture du témoignage de son client Harold LeBel. « Avez-vous, oui ou non, agressé [la plaignante] », a demandé l’avocat comme toute première question.

« Non. Je n’ai jamais fait ça », a rétorqué avec conviction l’ex-député de Rimouski.

Quant aux allégations d’avoir dégrafé le soutien-gorge de la plaignante et d’avoir insisté pour ouvrir la porte de la salle de bain où elle se serait réfugiée, le politicien a également nié. Tout comme pour les allégations d’attouchements.

Contredit par le procureur de la Couronne Jérôme Simard, Harold LeBel a rétorqué à plusieurs reprises que ses réponses en interrogatoire le matin de son arrestation avaient pu être inexactes vu le contexte anxiogène, lui qui a dit souffrir de claustrophobie.
Capture d’écran, TVA Nouvelles
Contredit par le procureur de la Couronne Jérôme Simard, Harold LeBel a rétorqué à plusieurs reprises que ses réponses en interrogatoire le matin de son arrestation avaient pu être inexactes vu le contexte anxiogène, lui qui a dit souffrir de claustrophobie.

« C’est faux. Non, je n’ai jamais fait ça. [...] Quand je suis allé vers la toilette, j’étais inquiet, c’était pour demander si ça allait bien. Je n’ai rien forcé, je n’ai jamais fait ça de ma vie », a expliqué M. LeBel.

Baiser consentant

Sa seule admission du témoignage de la plaignante concerne le baiser qu’ils ont échangé dans la cuisine de son condo, qu’il a décrit comme étant consentant.

« Oui, c’est arrivé », a admis Harold LeBel, ajoutant que la présumée victime et lui étaient seuls à ce moment et qu’ils discutaient de leur situation amoureuse respective.

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« On était tout près, à six pouces, coude à coude », a expliqué l’accusé, ajoutant que ça avait duré « 20, 30 secondes ».

La plaignante a quant à elle témoigné la semaine dernière qu’après avoir pris une douche, elle serait allée se mettre au lit et LeBel l’aurait rejointe.

Elle aurait accepté qu’il se couche à ses côtés pour « acheter la paix », mais celui qui était à ce moment député de Rimouski lui aurait agrippé les fesses et aurait été jusqu’à insérer un doigt dans son anus.

« Pas à l’aise »

Harold LeBel avait lundi une version divergente de cette fin de soirée.

Il a expliqué être allé se coucher aux côtés de la présumée victime étant donné que son amie, la troisième personne présente, était déjà endormie dans son lit.

Il affirme s’être couché « tout habillé », sur le dos, seulement pour dormir et se reposer.

C’est au réveil qu’il a dit réaliser avoir « le nez dans les cheveux » de la femme, avec une main sur son épaule. « J’ai reculé tout de suite. Je n’étais pas à l’aise d’être là comme ça », a témoigné M. LeBel.

Il a ensuite expliqué que les échanges de textos et de courriels, ainsi qu’en personne, avec la femme, dans les jours et les mois suivants, étaient normaux et se « déroulaient très bien ».

C’est en février 2020, quand la femme l’a confronté avec ses allégations sur la nuit de l’automne 2017 qu’il a dit être « tombé en bas de sa chaise ».

Extraits du témoignage d’Harold LeBel

« On a été surpris les deux. Moi j’ai été surpris parce que je ne m’attendais pas à ça. Je n’ai pas forcé rien. On s’est reculés et on s’est dit : “Non, non, non” »

— À propos du moment où lui et la présumée victime se seraient embrassés de façon consentante, selon ses dires.

« J’ai une fille dans mon lit là et une fille dans [l’autre] lit. J’avais une décision à prendre. Aller dans le lit de ma chambre avec [l’autre personne], je m’enlignais dans les draps avec une fille endormie. Je ne voulais pas aller là »

— À propos de sa décision d’aller vers le lit où était couchée la plaignante plutôt que dans sa chambre.

« La partie que je dormais, ne me posez pas de questions, je dormais »

— À propos de ce qu’il a qualifié de « blackout » avec les enquêteurs, mais qui ne serait pas lié à l’alcool.

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