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À vos masques, sauf à l’école

Sans être obligatoire, le couvre-visage est de nouveau recommandé dans les endroits publics achalandés

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Confrontée à trois virus respiratoires qui déferlent sur le Québec, la Santé publique recommande à nouveau le port du masque dans les lieux publics achalandés. Mais contrairement à l’Ontario, la mesure ne s’applique pas aux écoles et aux garderies.

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Outre la COVID-19, de nombreux cas d’influenza (grippe) et de virus respiratoire syncytial (VRS) sont rapportés dans les hôpitaux, d’où la consigne non obligatoire de porter le masque dans les endroits publics, comme ici au Carrefour Laval, ce mercredi.
Photo Martin Alarie
Outre la COVID-19, de nombreux cas d’influenza (grippe) et de virus respiratoire syncytial (VRS) sont rapportés dans les hôpitaux, d’où la consigne non obligatoire de porter le masque dans les endroits publics, comme ici au Carrefour Laval, ce mercredi.

C’est qu’en plus de la COVID-19, les hôpitaux doivent répondre cette année à de nombreux cas d’influenza (grippe) et de virus respiratoire syncytial (VRS).

Les enfants sont particulièrement affectés, après deux années de confinement où ils ont été peu confrontés aux virus respiratoires. 

Dans ce contexte, la Santé publique recommande « de porter le masque dans les lieux publics qui sont achalandés, pour tout le monde, peu importe l’âge », a déclaré le ministre de la Santé, Christian Dubé, lors d’un point de presse, aujourd'hui.

« Mais ça exclut les écoles et les garderies », a-t-il précisé.

Par contre, il n’est pas question d’imposer le port du couvre-visage obligatoire, assurent les autorités sanitaires.  

Aux côtés du ministre, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, a fait valoir que le masque à l’école nuit à la socialisation des enfants et au contact avec les enseignants.

« Nous savons, avec les données qu’on a cumulées au fil des deux dernières années, que ça pose une difficulté, de porter le masque en permanence dans l’école », a-t-il expliqué.

La décision a été prise après consultations auprès de pédiatres, dont la Dr Caroline Quach. 

Toutefois, un enfant malade doit toujours s’absenter de l’école et porter un masque à son retour aussi longtemps qu’il a des symptômes, rappelle le Dr Boileau. 

Deux visions sur l’école

La directive de Québec fait contraste avec celle de l’Ontario, qui recommande « fortement » le port du masque dans les espaces publics intérieurs, incluant les écoles et les garderies, allant même jusqu’à envisager de l’imposer dans ces deux endroits.

  • Écoutez la rencontre Montpetit-Déry diffusée chaque jour en direct 13h55 via QUB radio:

 

Le débat, reconnaît une experte, n’est pas simple à trancher. Le Dr Boileau devait mettre dans la balance à la fois le développement des enfants et la transmission des virus dans la communauté. 

« Mais c’est sûr que moi, dans ma vision de santé publique, je l’aurais recommandé également à l’école pour protéger nos enfants, leurs parents et leurs grands-parents [...] mais également les enseignants qui peuvent être vulnérables », dit Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Présentement, ce sont les urgences pédiatriques, comme celle du CHU Sainte-Justine, qui débordent, fait-elle remarquer. 

Ventilation

De son côté, Benoit Barbeau, virologue et professeur à l’UQAM, note que tout le volet de la ventilation est absent du discours à Québec. « Ce message-là, on l’a oublié », déplore-t-il. 

« De façon complémentaire, ça viendrait réduire le taux de transmission dans les classes où la qualité de l’air serait de bonne qualité, avec une ventilation qui fonctionne bien », souligne-t-il.

  • Écoutez l’édito d’Elsie Lefebvre à l’émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10h32 via QUB radio:

 

Pour le reste, les autorités sanitaires en appellent au gros bon sens des citoyens afin de déterminer quand ils doivent enfiler le masque.

« On le sait, ce qui nous met à risque », estime le Dr Boileau, en rappelant l’expérience des Québécois après deux années et demie de pandémie. 

Les files d’attente pour entrer dans un magasin, les cinémas et les théâtres, par exemple, sont des lieux à risque, a-t-il illustré. 

À l’inverse, pas besoin de se couvrir le visage pour se rendre au dépanneur, dit le directeur national de santé publique. 

Vaccination

Le Dr Boileau a également profité de l’occasion pour demander aux Québécois d’aller chercher leur dose de rappel contre la COVID-19 ou leur vaccin contre l’influenza. 

« Il n’est pas trop tard. La saison grippale commence, mais il ne faut pas attendre d’être rendu à Noël pour dire : “tiens, je vais aller me faire vacciner”. Là, on va être dedans en masse. Donc, allons chercher ça le plus vite possible », a-t-il plaidé.


4 RECOMMANDATIONS

  1. Porter le masque dans les lieux publics achalandés.
  2. Se laver les mains régulièrement. 
  3. Rester à la maison et porter un masque dès l’apparition de symptômes.
  4. Se faire vacciner contre la COVID-19 et l’influenza. 

RECOMMANDÉ 

  • Épicerie 
  • Centre commercial 
  • Cinéma 
  • Restaurant 
  • Aréna 
  • Salle de spectacles 

PAS RECOMMANDÉ 

  • Garderie 
  • École

Le masque demeure obligatoire à l'hôpital.

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