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Le cœur des Québécois a fait bam pour Mentissa

Mentissa
Photo courtoisie, Myriam Roehri

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C’est arrivé lors du spectacle de la SuperFrancoFête, à la fin août, à Québec. La jeune artiste belge Mentissa venait de chanter Une belle histoire avec Corneille et Michel Fugain lorsque Garou l’a invitée à revenir sur la scène pour interpréter sa chanson à elle, Et bam.

Durant les quatre minutes qui ont suivi, la foule s’est tue, et les journalistes, qui étaient en train de noter ce qui se passait, ont relevé la tête, alertés par la force et la fragilité émanant de la voix de cette jeune femme de 23 ans, inconnue des Québécois.

Flanquée de la troupe de danse DM Nation, soutenue par un chœur de 20 chanteurs et de somptueux arrangements de cordes, Mentissa a touché le public droit au cœur avec sa poignante ballade autobiographique.

Jointe récemment à Paris pour une entrevue en marge de la parution de son premier album La vingtaine, Mentissa garde un souvenir ému de ce premier contact réussi avec le Québec.

« J’ai directement senti qu’il se passait quelque chose quand je chantais, que le public écoutait et qu’il a apprécié », raconte celle qui n’avait encore jamais chanté Et bam entourée d’autant de gens sur scène.

« C’était génial de pouvoir être accompagnée par les choristes et les musiciens de Céline Dion. C’est pas rien, c’est un truc qu’on vit qu’une fois. »

En direct de l’univers

Elle a récidivé, le 22 octobre, lorsqu’elle a été de nouveau invitée à chanter Et bam au Québec, cette fois sur le plateau de l’émission En direct de l’univers consacrée à Isabelle Boulay.

Le lendemain, le titre était au sommet du palmarès iTunes francophone au Canada.

Ses chances de revenir nous voir plus tôt que tard apparaissent donc excellentes, même si elle chante « je ne veux pas l’Amérique » dans le refrain.

Cette ligne, explique-t-elle, se veut plutôt une métaphore pour exprimer son désir de ne pas se laisser emporter par le tourbillon du show-business.

« Je chante parce que j’aime ça, parce que j’ai juste envie d’être sur scène. Je ne suis pas forcément à la recherche de la richesse, ni le strass, les paillettes et la célébrité », dit-elle.

Vivre de la musique

Dans un style pop assez classique, Mentissa arrive avec un album dont les textes se conjuguent à la première personne du singulier, sous forme de récit de la jeune fille « qui découvre le monde artistique » et qui regarde derrière le chemin parcouru.

« J’ai encore rien appris et je dois donner quand même. Je fais le bilan d’une vie qui vient de commencer », chante-t-elle dans la pièce-titre.

Elle rappelle ainsi qu’elle est encore toute jeune, mais cette lucidité témoigne néanmoins d’une certaine maturité. On la sent d’ailleurs très terre-à-terre quand on lui demande si elle rêve de suivre les traces de ses compatriotes Stromae et Angèle, devenus des vedettes internationales.

« Si ça me fait rêver ? Non. Après, je ne cracherai jamais dans la soupe, mais je me dis que tout ce qui va m’arriver à partir de maintenant sera un bonus parce que mon rêve, je l’ai déjà réalisé. Mon rêve, c’était de pouvoir vivre de la musique. Le plus compliqué, c’est qu’on te donne l’opportunité de te produire sur scène. Aujourd’hui, même si je ne gagne pas des millions, je vis de ça et je suis très épanouie avec le peu que j’ai. »


L’album La vingtaine, de Mentissa, est en vente.

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