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Un premier roman d’horreur réussi pour Pierre-Yves Villeneuve

Pierre-Yves Villeneuve
Photo courtoisie, François Couture

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Auteur de la série à succès Gamer, Pierre-Yves Villeneuve sort de son créneau habituel pour présenter un premier roman d’horreur destiné aux ados, Mascottes sanglantes et pizzas frettes. Campé dans la banlieue est de la métropole, son récit est dégoulinant à souhait, pimenté par moments, et mêle le quotidien de jeunes employés d’un casse-croûte aux peurs qui surviennent à la nuit tombée.

Gabriel, 16 ans, s’est enfin trouvé un travail. Il vend des pointes de pizza dans un casse-croûte sous un néon qui clignote. Ce n’est pas très glamour, mais au moins c’est payant.

Mais l’ambiance est sinistre. « Ça serait bête qu’il se mette à y avoir des morts », avait rigolé son meilleur ami. Très drôle. Euh... peut-être pas tant que ça. Parce qu’un jour, les tragédies ont commencé. Lisez et vous verrez : il se passe parfois des choses étranges en banlieue, même si ça a l’air bien pépère.

Pierre-Yves Villeneuve signe son premier roman d’horreur, après Gamer, qui se déroulait surtout dans l’univers des jeux vidéo. 

« Il n’y avait pas d’horreur, outre trois ou quatre cauchemars », fait-il remarquer, en entrevue.

Cette fois, on tombe dans un univers complètement différent. 

« L’univers des jeux vidéo, je le couvre abondamment. J’ai gardé cet élément : il y a une mascotte de l’ours de Five Nights at Freddy’s qu’on retrouve dans la pizzéria où les jeunes travaillent, mais je voulais aller ailleurs, axer sur d’autres peurs. Ça a été un super projet, une belle expérience d’écriture. »

Pierre-Yves Villeneuve
Photo courtoisie

Ce sont des choses extraordinaires qui arrivent à un ado ordinaire qui vend des pointes de pizza et se promène en scooter. 

Lanaudière en vedette

Pierre-Yves voulait ancrer son roman dans un lieu qui existe. 

« C’est un coin près de chez nous : l’intersection de la route 341 et du rang du Bas-de-L’Assomption. Il y avait vraiment un casse-croûte – il est passé au feu cet été. Je voulais donner une saveur locale, très lanaudoise, et axer sur différentes peurs. Pas juste la peur du paranormal. » 

Pierre-Yves fait remarquer que son personnage ne tripe pas sur l’horreur, mais embarque malgré tout dans cette dérape bien particulière. 

Il est également souvent influencé par l’actualité. 

« Quand j’écrivais, on parlait beaucoup – et on en parle encore – des problèmes de coups de feu à Montréal, de gangs de rue, de balles perdues. Ça, ça en est une peur, pour les jeunes : ça leur échappe, ils n’ont aucun contrôle là-dessus.

« C’est le genre d’affaires qui me fait le plus peur, qui me donne des frissons : ce qui peut arriver dans la vraie vie. » 

L’auteur trouve que la vie est épeurante pour les jeunes. 

« Il y a plein de sources d’anxiété. Veux, veux pas, quand il fait noir, tout est amplifié. On le sait qu’on ne se fera pas manger par un zombie. Sauf que, des fois, tu vois une silhouette... et ton cerveau part. Quand il fait soleil, c’est une chose. Mais à minuit... oh, oh. On aimerait ça aller se cacher ! »

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