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Grand Marché: Jackie Smith veut des aliments plus accessibles que «des pommes à 12 piastres pour six»

Grand Marché: Jackie Smith veut des aliments plus accessibles que «des pommes à 12 piastres pour six»
Stéphanie Martin

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Alors que la Ville a annoncé une nouvelle aide pour le Grand Marché, la conseillère de Limoilou demande qu’on revoie l’offre pour y rendre disponibles des aliments à prix raisonnable.  

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En point de presse lundi matin, Jackie Smith a réagi à l’annonce faite par la Ville à l’effet qu’elle octroierait une aide de 44 000 $ et qu’elle rouvrirait pour une troisième fois l’entente afin de venir en aide au Grand Marché.  

Dans un communiqué vendredi, la Ville a fait état de «la situation financière» de l’organisation, sans la quantifier. Avec un achalandage d’un million de visiteurs en 2022, Jackie Smith, qui siège sur le conseil d’administration d’ExpoCité, précise que la pandémie et le confinement en début d’année ont donné un autre coup au Marché, qui a ouvert en 2019. «Si on n’avait pas eu de confinement au début de cette année, on aurait eu un profit au Marché.»  

Offre plus adaptée

Elle est d’accord que la Ville aide financièrement la Coopérative des horticulteurs de Québec, qui en assure la gestion, mais il faut cependant que l’offre alimentaire soit mieux adaptée au quartier, dit-elle. 

«Limoilou est un quartier populaire. Il y a beaucoup de personnes qui sont dans le besoin. Et déménager [le Marché du Vieux-Port] directement en face et vendre des pommes à 12 piastres pour six... Il y a un désert alimentaire dans Limoilou-Lairet et il faut qu’on réimagine le modèle du Grand Marché pour que ça réponde aux besoins non seulement des touristes, mais aussi des personnes du quartier.» 

Elle donne l’exemple du Marché Jean-Talon, à Montréal, dont la Ville devrait s’inspirer pour créer un attrait dans le quartier. «Si on veut donner un coup de pouce, il faut le faire d’une façon que ça puisse devenir un véritable marché de proximité où les prix ne sont pas pour les touristes, mais pour la population.» 

Pesticides

Par ailleurs, la conseillère a relancé un dossier abordé au début 2022, celui des pesticides. La conseillère Bianca Dussault avait alors demandé que la Ville se penche sur l’interdiction du glyphosate et des néonicotinoïdes. Ce à quoi l’administration Marchand avait promis de donner suite, tout en recadrant la proposition. On préférait alors «encadrer» et «réduire» plutôt qu'interdir. On avait promis un plénier d’ici la fin de l’année. Une promesse aux «oubliettes», selon Mme Smith.   

Elle rappelle que certaines villes ont proscrit l’usage de ces produits. L’Ontario a quant à elle adopté une loi pour les bannir. «Pourquoi l’administration n’a pas d’inquiétude sur la santé de ses citoyens? C’est extrêmement problématique. [...] On n’est pas plus fou à Québec qu’en Ontario. Pourquoi on est 10 ans en retard?» 

Elle promet de revenir à la charge, car il ne reste que trois séances du conseil municipal d’ici les Fêtes. 

Elle veut pousser pour qu’un règlement soit adopté avant l’été 2023. 

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