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La santé et la sécurité au travail, c’est l’affaire de tous

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En 2021, le Québec a enregistré plus de 200 décès reliés au travail, plus de 93 000 accidents du travail et au-delà de 12 000 maladies professionnelles. C’est beaucoup trop! Il est toutefois possible de trouver des solutions pour renverser la situation.

Pour y arriver, employeurs, travailleuses et travailleurs doivent collaborer à la prise en charge de la santé et de la sécurité du travail en appliquant la démarche de prévention: identifier, corriger et contrôler les risques. Rendre les milieux de travail plus sains et sécuritaires, c’est une responsabilité partagée.

Que les travailleuses et travailleurs soient à l’emploi d’une PME ou d’une grande entreprise, il y a des risques à la santé et à la sécurité dans tous les milieux de travail et dans tous les secteurs d’activité. Comment améliorer sa propre sécurité et celles des autres? 

Premièrement, en identifiant les risques d’accidents ou de maladies professionnelles auxquels chacun peut être exposé. Après tout, les travailleuses et les travailleurs connaissent bien leurs tâches et leur environnement de travail. Ils sont donc les mieux placés pour repérer les risques et en faire part à leur employeur, ou à leur représentant à la prévention, représentant en santé et en sécurité ou agent de liaison en santé et en sécurité. 

En collaboration avec l’employeur, les travailleuses et travailleurs peuvent participer activement à la recherche de solutions concrètes mises en place pour corriger les risques identifiés. La deuxième étape de la démarche de prévention vise à éliminer le risque ou, à défaut, d’appliquer des mesures de prévention afin de contrôler ce risque. La troisième et dernière étape consiste à s’assurer que des mesures de contrôle des risques identifiés, tel que des mesures de surveillance ou de suivi, soient instaurées durablement.

Le rôle de l'employeur, des travailleuses et des travailleurs

Si les travailleuses et les travailleurs peuvent faire beaucoup, il revient toutefois à l’employeur d’implanter une culture de prévention durable en matière de santé et de sécurité du travail. L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique et psychique de ses employés. 

Il a aussi l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail et les méthodes et techniques utilisées pour l’accomplir sont sécuritaires. De plus, il doit informer adéquatement le travailleur sur les risques reliés à son travail et lui assurer la formation, l’entraînement et la supervision appropriés afin qu’il ait l’habileté et les connaissances requises pour accomplir de façon sécuritaire le travail qui lui est confié. 

Les travailleuses et les travailleurs ont aussi des obligations, soit de prendre les mesures nécessaires pour protéger leur santé, leur sécurité et de veiller à ne pas mettre en danger les autres personnes qui se trouvent sur les lieux de travail. 

Des lieux d'échanges

Parmi les mécanismes de participation prévus à la loi, il y a bien évidemment la formation d’un comité de santé et de sécurité, une obligation légale pour les établissements qui comptent 20 employés ou plus. Cette obligation est partagée entre l’employeur, les travailleuses et les travailleurs. L’objectif premier est la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles.

Il y a aussi d’autres moyens d’accroître la participation dans son milieu de travail, comme des pauses santé-sécurité qui peuvent se tenir sur une base hebdomadaire et qui permettent de traiter en peu de temps (ex: 15 minutes) d’une question précise; que ce soit un changement dans les façons de faire à la suite de l’identification d’un nouveau risque et de la mise en place de mesures de prévention en lien avec l’apparition de celui-ci ou une procédure à revoir, par exemple. Mettre en commun les idées permet bien souvent d’améliorer les pratiques. Des échanges informels peuvent aussi contribuer à mettre en lumière les situations problématiques rencontrées au quotidien. 

Tout cela ne peut fonctionner qu’à une seule condition: les travailleuses et les travailleurs doivent pouvoir s’exprimer sans crainte de perdre leur emploi. Ils ont aussi besoin de se sentir écoutés. Lorsqu’ils soulèvent un enjeu de sécurité ou qu’ils identifient un risque, l’employeur se doit d’agir en mettant en place les mesures de correction nécessaires et d’assurer un suivi auprès de son personnel.

Il est important de se rappeler que la prévention se vit au quotidien puisqu’il y a toujours des changements dans un milieu de travail, que ce soit l’arrivée de nouveaux travailleurs, l’implantation de nouveaux outils et équipements ou l’adoption de nouvelles façons de faire. C’est en maintenant la communication ouverte entre employeurs, travailleuses et travailleurs que l’on pourra faire avancer les choses pour un milieu de travail plus sain et sécuritaire.

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