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Sébastien Toutant prend une pause

Le planchiste désire se concentrer sur des projets qui le passionnent plus que les compétitions

Sebastien Toutant
Photo courtoisie, Joseph Roby Toutant effectuant un tir de basketball, dos au panier.

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Le planchiste Sébastien Toutant fait l’impasse sur la saison de compétition pour se consacrer à ses projets vidéo.

Au fil de sa carrière, Toutant a toujours aimé tourner des vidéos de ses exploits sur la neige, mais il ne l’a jamais fait à temps plein en raison de l’enchaînement des compétitions qui lui laissaient peu de répit.

L’année post-olympique se voulait un moment idéal pour laisser aller sa créativité. 

« Dans mon monde, il n’y a pas seulement les compétitions, lance Toutant d’entrée de jeu. Certains planchistes vivent uniquement de la vidéo. Après 17 ans, j’aime encore le snowboard et ça va me faire du bien de laisser aller ma créativité. C’est un nouveau défi qui m’excite et j’étais rendu là dans ma carrière. Je me fais plaisir. »

Le Québécois a effectué des sauts sur les différents éléments de la piste.
Photo courtoisie, Joseph Roby
Le Québécois a effectué des sauts sur les différents éléments de la piste.

« Des projets stimulants »

Médaillé d’or olympique en Big Air à Pyeongchang en 2018 et multiple médaillé au X Games, Toutant ne ferme pas la porte à un retour sur le circuit de compétition, mais il veut profiter pleinement de ce nouveau départ.

Grosse décision

« Ce fut une grosse décision de ne faire aucune compétition cette année, souligne-t-il, mais je veux me consacrer entièrement au vidéo, ce que je n’ai jamais pu faire dans le passé. Je ne dis pas que je prends ma retraite de la compétition. On verra dans une couple d’années, ce que je ferai. Peut-être que la compétition va me manquer après deux ans. Il est trop tôt pour dire si je vais retourner à la compétition ou non. »

Sébastien Toutant et son commanditaire Red Bull sont débarqués à la station Saint-Donat le printemps dernier alors que le centre était fermé pour aménager un parcours qui comporte 22 éléments.
Photo courtoisie, Joseph Roby
Sébastien Toutant et son commanditaire Red Bull sont débarqués à la station Saint-Donat le printemps dernier alors que le centre était fermé pour aménager un parcours qui comporte 22 éléments.

« Il est temps de faire des projets qui me stimulent, de poursuivre le planchiste de 30 ans. Il n’y a pas que le slopestyle et le Big Air. J’ai été choyé de faire de la compétition aussi longtemps et de connaître du succès. J’ai maintenant moins d’objectifs et c’est pourquoi les films m’attirent beaucoup. »

Toutant reconnaît qu’il ne sera pas insensible quand il verra ses amis aux X Games, mais il est bien avec sa décision. 

« Pour la première année, ça va faire bizarre de regarder les gars et je vais avoir un petit pincement au cœur, mais je vais regarder les compétitions et encourager mes amis. »

Premier projet

Débutée dans son condominium pendant la pandémie uniquement pour le plaisir, l’idée d’un parcours à obstacles s’est déplacée à la montagne et il est devenu un parcours hivernal.

« Pendant la pandémie alors que nous étions confinés à la maison, j’ai fait un parcours à obstacles chez moi en utilisant des meubles, un ballon et un trampoline, parcours que je terminais avec un tir par en arrière dans un panier de basketball, raconte Toutant. J’ai partagé la vidéo sur mes réseaux sociaux et la réponse a été très bonne. »

Le planchiste entouré de son équipe devant des installations de caméras.
Photo courtoisie, Joseph Roby
Le planchiste entouré de son équipe devant des installations de caméras.

Toutant et son commanditaire Red Bull sont débarqués à la station Saint-Donat le printemps dernier alors que le centre était fermé pour aménager un parcours qui comporte 22 éléments. Il passe notamment dans le chalet avec sa planche aux pieds avant de terminer avec son tir de basket.

Concoctée en une seule prise, la vidéo de 2 min 30 s a été lancée la semaine dernière. 

« D’un projet pour le plaisir, c’est devenu immense quand on s’est retrouvé à la montagne. On a eu besoin de trois semaines pour la construction du parcours et quelques journées de tournage. C’est plus gros qu’on pensait. » 

Dans cette aventure, Toutant peut compter sur le soutien de ses commanditaires qui continuent de l’appuyer même s’il a délaissé le circuit de compétition, ce qui lui assure la sécurité financière.

« Les bourses des compétitions étaient un bonus que je pourrai aller chercher avec les vidéos, mentionne-t-il. Il y a des sommes reliées au nombre de visionnements. Au-delà de l’argent, j’avais le goût de filmer et de réaliser des projets. Je pense aussi faire un documentaire et des films sur les voyages. »

« Je veux stimuler l’industrie du snowboard et intéresser des gens qui ne connaissent pas mon sport », de conclure Toutant.

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