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Assurance sociale: des demandeurs de prestation conseillés d'aller solliciter leurs proches

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Devant les délais qui augmentent depuis quelques mois, Services Canada a suggéré à des demandeurs de prestation de solliciter l’aide de leurs proches, exemple pour payer l’épicerie, en attendant le traitement de leur dossier, une demande qui pourrait en surprendre plusieurs qui se retrouvent déjà dans une situation précaire. 

«C’est ridicule! Service Canada demande aux gens s’ils peuvent trouver de l’aide alors que c’est à Service Canada de traiter leur dossier le plus rapidement possible!», s’est exclamé la directrice générale du Mouvement Action Chômage Lac-Saint-Jean, France Simard.

«Ça n’a pas de bon sens de suggérer à quelqu’un de se placer sous l’aide sociale ou de liquider ses REERS en attendant», a déploré le directeur général de L.A.S.T.U.S.E. du Saguenay, Sylvain Bergeron. L’organisme accompagne justement des demandeurs de prestations de chômage et d’aide sociale.

En septembre dernier, Ottawa a retiré des mesures temporaires mises en place pour accélérer l’examen des demandes. Les retards s’accumulent déjà, au point où les fonctionnaires ont invité des demandeurs à trouver des solutions personnelles, d’ici la décision de Services Canada.

«Une femme dont le dossier traînait depuis 6 ou 8 mois a vendu sa maison pour payer ses termes», a raconté M. Bergeron.

«Il y a de plus en plus de détresse et de gens qui sont en colère contre Service Canada. On leur suggère d’emprunter alors que plusieurs sont déjà pris à la gorge», a constaté France Simard.

La complexité d’un dossier peut en retarder l’examen, a noté le Mouvement Action Chômage Lac-Saint-Jean. Un départ volontaire lié à du harcèlement, par exemple, demandera plusieurs mois d’enquête.

«Les enquêteurs veulent savoir si un tel départ était justifiable. Ça peut demander un an avant le procès, et pendant ce temps, la personne ne reçoit pas de prestation», a expliqué Mme Simard.

Des manifestants se sont tournés vers le bloquiste Mario Simard, mardi matin, pour réclamer d’autres changements à l’assurance-emploi afin de rendre le régime plus accessible aux femmes, surtout celles qui sont enceintes. Parmi le groupe, Jessica Soucy, congédiée illégalement à la dernière journée de son congé de maternité, sans avoir droit à l’assurance-emploi.

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