/entertainment/movies
Navigation

«Avalonia: un monde étrange»: un divertissant message écologique

«Avalonia: un monde étrange»: un divertissant message écologique
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Jake Gyllenhaal et Dennis Quaid mettent leurs voix au service de cette très belle histoire de préservation de l’environnement, parfaite pour toute la famille.  

Don Hall et Qui Nguyen nous avaient donné «Raya et le dernier dragon» l’an dernier et l’on en retrouve certains aspects visuels avec les costumes d’inspiration asiatique, ou Avalonia qui ressemble beaucoup à Lhassa au Tibet. On sent aussi, dès les premières images de «Avalonia: un monde étrange», l’influence de «Les horizons perdus» de Frank Capra, «Les aventuriers de l’arche perdue», Tintin et autres histoires fantastiques d’aventures improbables qui ont bercé notre existence.

Mais «Un monde étrange» n’est pas une réécriture de classiques, tant s’en faut. Les deux hommes proposent une fable moderne sur les dangers environnementaux ainsi que la nécessité de poser des gestes concrets pour sauver la Terre... sans une once de discours moralisateur.

Ce sont les personnages, résolument modernes — notamment Ethan, l’adolescent — qui portent ce discours profondément humain et extrêmement émouvant. On suit Jaeger (voix de Dennis Quaid en version originale) et son fils Searcher (voix de Jake Gyllenhaal et de Philippe Martin dans la version québécoise) qui partent à l’aventure dans les montagnes pour tenter de trouver une solution aux menaces qui pèsent sur le monde d’Avalonia. Jaeger disparait au cours de l’expédition.

Près de deux décennies plus tard, Searcher — qui a découvert une plante capable de dispenser l’énergie indispensable aux activités humaines — est devenu fermier, s’est marié avec Meridian (voix de Gabrielle Union et de Florence Blain Mbaye dans la version québécoise) et est le père de Ethan (voix de Jaboukie Young-White et de Clifford Leduc-Vaillancourt dans la version québécoise). Mais voilà, les plantes sont en train de mourir et, à la demande de Castillo Mal (voix de Lucy Liu et de Cynthia Wu-Maheux dans la version québécoise), cheffe d’Avalonia, il part en quête d’une solution.

Si le fond du propos est sérieux — et mené avec un suspense rare dans les films d’animation s’adressant aux enfants —, la forme, elle, est suffisamment déjantée pour rallier les petits. La faune et la flore du monde souterrain dans lequel plongent Searcher et les siens semblent tout droit sorties du remarquable «Âme» («Soul») avec leurs pattes en trop, leurs couleurs éclatées et leurs textures improbables.

Parce que Don Hall et Qui Nguyen n’oublient jamais qu’il s’agit de divertissement, «Avalonia: un monde étrange» comprend aussi de nombreux gags et clins d’œil – la créature «Splat» est hilarante et fait un peu penser aux délicieux Minions, ou le chien à trois pattes qui est adorable – qui raviront la famille.

Pas de doute, «Avalonia: un monde étrange» ouvre en beauté — et en réflexion écologique — la saison du temps des Fêtes et des rassemblements familiaux devant des œuvres qui réchauffent le cœur.

Note : 3,5 sur 5

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.