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Église Très-Saint-Sacrement: encore 6 millions $ à trouver

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Malgré une nouvelle étape qui vient d’être franchie en vue de la requalification de l’église Très-Saint-Sacrement, il manque encore 6 millions $ pour lui assurer une deuxième vie.

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En annonçant il y a six mois le classement de l’église presque centenaire du chemin Sainte-Foy, le ministère de la Culture a allongé 4 millions $.

«Mais c’est pour les travaux d’urgence. [...] Requalifier ce bâtiment-là, c’est au-delà de 10 millions $. C’est un gros dossier», a averti l’abbé Mario Duchesne, vicaire général de l’Église catholique de Québec.

Le diocèse de Québec a confirmé mardi matin la création d’une nouvelle paroisse pour donner une deuxième vie à l’église Très-Saint-Sacrement. Mario Duchesne, vicaire général de l’Église catholique de Québec, Louis Bélanger, initiateur de SOS Saint-Sacrement et responsable d’Espace Communautaire Saint-Sacrement et Annie Métivier Hudon, responsable des communications d’Espace Communautaire Saint-Sacrement.
Dominique Lelievre
Le diocèse de Québec a confirmé mardi matin la création d’une nouvelle paroisse pour donner une deuxième vie à l’église Très-Saint-Sacrement. Mario Duchesne, vicaire général de l’Église catholique de Québec, Louis Bélanger, initiateur de SOS Saint-Sacrement et responsable d’Espace Communautaire Saint-Sacrement et Annie Métivier Hudon, responsable des communications d’Espace Communautaire Saint-Sacrement.

En compagnie de citoyens qui militent depuis des années pour la sauvegarde du bâtiment, il a confirmé mardi matin la création de la nouvelle paroisse Saint-Pierre-Julien-Eymard, dont l’unique mission sera d’administrer et de revaloriser l’église Très-Saint-Sacrement.

Fardeau

Ce faisant, la paroisse Bienheureuse-Dina-Bélanger, qui était propriétaire jusqu’alors, pourra se concentrer sur ses autres églises et sera délestée du fardeau administratif et financier.

Toute personne catholique pourra demander à être paroissien de la nouvelle entité, voire en devenir administrateur, et ainsi agir sur la suite des choses.

Cette annonce marque une nouvelle ère de collaboration avec les citoyens, a insisté le diocèse.

Malgré tout, l’organisation religieuse n’est toujours pas convaincue que la décision de classer l’édifice était la bonne.

Elle ne souhaite pas en faire un précédent, car elle fait porter l’«immense» défi de conservation entre les mains d’organisations religieuses ou citoyennes qui ont peu de ressources, a expliqué M. Duchesne.

«Non, on n’a pas tourné la page, a candidement lancé l’abbé. [...] Mais ici, il y a une volonté politique, il y a une volonté des gens du milieu. Le diocèse a répondu et on va de l’avant là-dedans.»

Le diocèse de Québec a confirmé mardi matin la création d’une nouvelle paroisse pour donner une deuxième vie à l’église Très-Saint-Sacrement. Louis Bélanger, initiateur de SOS Saint-Sacrement et responsable d’Espace Communautaire Saint-Sacrement, Mario Duchesne, vicaire général de l’Église catholique de Québec, et Annie Métivier Hudon, responsable des communications d’Espace Communautaire Saint-Sacrement.
Dominique Lelievre
Le diocèse de Québec a confirmé mardi matin la création d’une nouvelle paroisse pour donner une deuxième vie à l’église Très-Saint-Sacrement. Louis Bélanger, initiateur de SOS Saint-Sacrement et responsable d’Espace Communautaire Saint-Sacrement, Mario Duchesne, vicaire général de l’Église catholique de Québec, et Annie Métivier Hudon, responsable des communications d’Espace Communautaire Saint-Sacrement.

Moins de 100 000 $ dans les coffres

Dans le cas de l’église du Très-Saint-Sacrement, la nouvelle paroisse dispose de moins de 100 000 $ dans ses coffres, en plus d’avoir une dette de 600 000 $ envers le diocèse.

En plus des dons du public et des aides gouvernementales, rien n’empêcherait un apport du privé si un investisseur veut s’impliquer, a dit M. Duchesne. 

Aucune vente de l’immeuble n’est envisagée pour l’instant. «On laisse la chance au coureur, ce n’est pas pour rien qu’on créer une fabrique», a-t-il affirmé.

Seuls l’enveloppe extérieure de l’église et les vitraux sont protégés, pas l’intérieur, si bien que le champ des possibilités pour la future occupation est énorme.

Le comité SOS Saint-Sacrement préconise une mission axée sur les besoins communautaires, sociaux et culturels du secteur, ce qu’appuie le diocèse.

«C’est le meilleur des deux mondes. On a une bonne structure administrative en place [...] et des gens qui vont vouloir donner l’énergie pour transformer, animer le bâtiment», a salué Louis Bélanger, instigateur de SOS Saint-Sacrement.

L’organisme se permet de rêver à une réouverture de l’église à la fin 2023, elle qui est inoccupée depuis 2019.

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