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Qatar 2022: les joueurs de la Belgique n’ont pas apprécié la gestion du dossier du brassard «One Love»

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Photo AFP Le défenseur belge Jan Vertonghen a rencontré les médias, mardi à Doha, la veille de la rentrée de la Belgique contre le Canada.

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DOHA, Qatar | Le dossier du brassard « One Love » a rebondi dans la conférence de presse belge. En fait, l’arc-en-ciel a encore fait la manchette au fil de la journée.

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Pour rappel, les capitaines de sept équipes européennes, dont la Belgique, devaient porter ce brassard qui est notamment orné des couleurs de la fierté en soutien à la communauté LGBTQ+.

La FIFA a toutefois décidé, à la dernière minute, que ce brassard contrevenait à la réglementation sur l’uniforme des joueurs. 

Les capitaines qui le portaient s’exposaient à des sanctions sportives, soit des cartons jaunes, et les fédérations des pays concernés ont sagement choisi de le laisser de côté.

Le Canada ne semble pas planifier de geste pour soutenir la diversité. Steven Vitória est resté évasif sur le sujet, lundi.

  • Écoutez l'entrevue avec Dave Lévesque, journaliste en direct du Qatar à l’émission de Benoit Dutrizac via QUB radio : 

Peur de parler

Le capitaine belge, Eden Hazard, n’était pas présent à la conférence de presse d’avant-match mardi, mais Jan Vertonghen a pris la parole avec hésitation.

« J’ai peur d’aborder ce sujet, parce que je ne sais pas si je pourrai jouer si je parle. C’est la première fois que je vis ça et j’espère que ça n’arrivera plus jamais. »

« J’ai l’impression que nous avons été manipulés. Un brassard qui dit non au racisme ou à la discrimination ça me semble correct, ce sont des messages très simples, pourquoi ne pourrions-nous pas le dire ? »

Éloquent malgré sa prudence, Vertonghen a mentionné à plusieurs reprises avoir peur de parler parce qu’il ne voulait pas être sanctionné.

L’histoire pourrait ne pas en rester là puisque la décision de la FIFA d’interdire le brassard ne passe pas en Allemagne. La fédération (DFB) envisage même d’aller sur le terrain judiciaire afin de tenir son bout dans ce dossier.

Manifestement, l’arc-en-ciel ne passe tout simplement pas. Lundi, lors du match entre les États-Unis et le pays de Galles, des partisans gallois ont eu maille à partir avec la sécurité.

Symbole interdit

Les membres de l’association galloise de supporters LGBT Rainbow Wall ont été invités à retirer leurs chapeaux arborant l’arc-en-ciel.

« Ils ont dit que (...) c’était un symbole interdit et que nous n’étions pas autorisés à le porter dans le stade », a expliqué à l’Agence France-Presse Laura McAllister, ancienne capitaine de la sélection galloise.

De son côté, Rainbow Wall a fait état dans la soirée de « supportrices galloises contraintes de retirer » leur chapeau arc-en-ciel. « Pas les hommes, juste les femmes. »

Avant la rencontre, le journaliste américain Grant Wahl avait raconté sur Twitter avoir été retenu par le personnel de sécurité parce qu’il portait un tee-shirt arc-en-ciel, « une erreur qui a été rapidement corrigée », selon la FIFA.

Autre recul

Par ailleurs, la Fédération belge, qui s’est fait interdire par la FIFA d’utiliser son second jeu de maillots sur lequel est inscrit le mot « Love », a indiqué mardi qu’elle allait masquer la mention.

On apposera une étiquette sur le mot qui figure sur le col du maillot. Il s’agit d’une référence à Tomorrowland, un célèbre festival de musique belge.

« Ce maillot s’inspire du célèbre feu d’artifice de Tomorrowland et représente les valeurs communes de diversité, d’égalité et d’inclusion », a indiqué la fédération quand le maillot a été dévoilé.

La FIFA considère surtout qu’il s’agit d’une publicité déguisée, ce qui n’est pas permis par les règlements régissant l’équipement.

C’est un moyen comme un autre de limiter une fois de plus les références à la diversité dans un état où l’homosexualité est illégale.

– Avec l’AFP

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