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Rentrée parlementaire: les défis de chaque groupe

Quebec
Photo d'archives

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Les députés élus le 3 octobre dernier feront officiellement leur entrée au Salon bleu dans une semaine, jour pour jour.

Ils sont nombreux à être fébriles, voire nerveux, de voir le 29 novembre arriver à grands pas.

D’abord les caquistes, plus précisément les membres du nouveau Conseil des ministres, qui devront répondre aux questions des partis d'opposition dès les premiers jours de travaux parlementaires. Ils devront rapidement apprivoiser la joute partisane qui caractérise les 45 min de la période des questions et réponses orales. Les nouveaux titulaires de portfolios ministériels devraient être épargnés lors de la très courte session parlementaire, ce sont plutôt les vétérans des finances et de la santé qui devraient être appelés à se lever pour répondre aux questions.

Ensuite viennent les libéraux. Formant l’opposition officielle, ils se présenteront sur la colline Parlementaire en étant affaiblis par les déchirements internes. Avec un nouveau chef par intérim, un caucus constitué majoritairement de néophytes, une course à la direction qui sera lancée sous peu et l’ombre de Marie-Claude Nichols qui les suit, le défi est gigantesque. Consolider les troupes, remonter le moral du caucus et talonner le gouvernement sur les enjeux les plus pressants, ce sera un exercice délicat, sans compter qu'ils n’ont plus vraiment le droit à l’erreur.

Quant aux solidaires, ils seront obligés d’être plus présents sur la scène politique et médiatique, eux qui brillent par leur absence depuis les dernières semaines. Où sont GND et Manon Massé? Comment se fait-il qu’on ne les ait pas vus ou entendus durant les derniers jours? Ils ne pourront plus éviter les caméras et les micros dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Devant l’effondrement des libéraux, ils devront occuper le terrain et s’imposer comme la véritable opposition au tout puissant gouvernement.

Finalement, le trio péquiste devra tout simplement exister. C’est la règle de base. Voudront-ils marquer les esprits en essayant de siéger sans prêter serment, défiant la sergente d’armes, le 29 novembre prochain? Peut-être. Mais il faudra plus que des coups d’éclat ponctuels et éphémères pour exister comme force politique sur la colline Parlementaire. PSPP s’est fait élire en démontrant sa capacité à avoir un discours intelligent, dénué de sensationnalisme et emprunt de réalisme et de pragmatisme. C’est comme cela qu’il a été découvert par la population et il serait dommage que le dogmatisme et la rigidité deviennent sa nouvelle marque de commerce.

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