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Urgent de penser au recyclage des infrastructures vertes, prévient Recyc-Québec

Urgent de penser au recyclage des infrastructures vertes, prévient Recyc-Québec
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Il devient de plus en plus urgent de prévoir le recyclage des infrastructures et produits de la transition énergétique, sans quoi le Québec se retrouvera avec des centaines de milliers de tonnes de déchets à gérer d’ici peu de temps.

C’est à tout le moins l’avertissement qu’a lancé Recyc-Québec mardi matin dans une vaste étude visant à estimer la quantité de matériaux qui seront générés par les parcs éoliens et solaires, ainsi que par les batteries de voitures, lorsqu’ils atteindront leur fin de vie utile.

Compte tenu des intentions du gouvernement de viser la carboneutralité, notamment avec l’électrification des transports et le développement de parcs éoliens, Recyc-Québec estime que la province devra gérer 142 000 tonnes de matériaux en fin de vie par année aux environs de 2030 et 296 000 tonnes en 2050, contre à peine 4000 tonnes en 2021.

Les parcs éoliens devraient fournir tout près de la moitié de la masse de résidus à revaloriser (49 %). Or, comme les premières éoliennes sont entrés en service en 1999 et qu’elles ont une durée de vie entre 20 et 25 ans, il est urgent de commencer à penser à la façon de revaloriser les matériaux qui les composent, juge l’organisme.

Les batteries des véhicules électriques et les bornes de recharge sont aussi dans la mire de Recyc-Québec. «Les projections montrent que la quantité de matériaux utilisés en 2050 [dans le secteur du transport électrique] serait 20 fois plus élevée qu’actuellement et la quantité de matériaux générés serait équivalente au secteur de l’énergie éolienne», est-il présenté dans l’étude.

«Nous avons la responsabilité de nous demander dès maintenant ce que la nécessaire transition énergétique impliquera en termes d'équipements et d'infrastructures afin de bien planifier la conception et la gestion en fin de vie de ces produits dans l'avenir», a souligné la présidente-directrice générale de Recyc-Québec, Sonia Gagné.

Pour parvenir à bien gérer la masse de produits en fin de vie, Recyc-Québec propose de miser sur l’économie circulaire. Diverses entreprises pourraient être mises à contribution pour récupérer les métaux, le béton, les ressources stratégiques et autres composantes pour les transformer en d’autres produits et limiter au maximum les pertes, a-t-on fait valoir.

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