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Scène du Diamant: au cœur de Moby Dick...

La quête obsessionnelle de capitaine Achab au Diamant

Moby Dick
Photo courtoisie, Christophe Raynaud de Lage Moby Dick est une fresque multimédia avec la présence d’acteurs, de marionnettes, de musiciens et d’une baleine grandeur nature.

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Production ambitieuse avec des acteurs, une trentaine de marionnettes de toutes tailles, des musiciens, des projections et une baleine grandeur nature, la quête du capitaine Achab, à la poursuite de Moby Dick, prendra vie sur la scène du Diamant.

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L’adaptation du roman d’Herman Melville, publié en 1851, produite par la compagnie Plexus Polaire, sera présentée pour la toute première fois à Québec et en Amérique du Nord, avec des représentations jeudi soir, vendredi et samedi.

Créé à Rana en Norvège, en octobre 2020, Moby Dick a été présenté une centaine de fois, un peu partout en Europe, après avoir été ralenti par la pandémie. La production sera aussi à l’affiche les 1er et 2 décembre au Théâtre Outremont à Montréal.

Après avoir travaillé sur les spectacles Opéra Opaque et Cendres, avec la directrice artistique et marionnettiste norvégienne Yngvild Aspeli, le Canadien Viktor Lukawski, originaire de Toronto, a été invité à participer à la création de Moby Dick. 

Le marionnettiste canadien interprète la capitaine Achab, d’autres personnages et fait vivre, avec des collègues, des créatures marines.

« Il y a un Achab de petite taille, un autre qui a presque ma grandeur et un dernier, énorme, qui doit être manipulé par plusieurs personnes. Un Achab qui se voit un peu comme un Dieu », a-t-il indiqué, lors d’un entretien téléphonique.

Un des défis du marionnettiste est de manipuler des personnages de tailles différentes, dont certaines, plus grandes que nature, avec des collègues.

« Nous sommes entre trois et cinq personnes à manipuler une baleine géante. C’est un travail collectif qui doit être coordonné afin de créer des mouvements réalistes, fluides et coordonnés. Il faut avoir la même énergie et devenir un seul corps. Ça demande beaucoup d’effort », a-t-il fait remarquer.

Désir et obsession

Moby Dick est un spectacle à grand déploiement qui a des allures de long-métrage.

« On adapte des idées provenant du cinéma et ça fonctionne très bien avec les marionnettes. Il y a des changements d’échelle avec un Achab qui fait presque trois mètres. Ça devient comme un plan rapproché filmé par une caméra. Ça permet de voir les détails du visage. Les musiciens créent une atmosphère qui nous aide à comprendre les émotions. C’est un spectacle qui déborde du théâtre », a mentionné Viktor Lukawski. 

Au-delà de la quête et l’obsession d’un capitaine qui veut se venger à tout prix d’une baleine qui l’a handicapé pour la vie, Moby Dick est aussi une grande métaphore de l’expérience humaine.

« C’est un spectacle sur le désir et l’obsession. Il y a la présence d’un bateau, qui voyage seul dans le noir et à travers les tempêtes et qui fait référence avec l’expérience humaine. On peut comprendre, même si nous ne sommes pas des gens qui voyagent beaucoup par bateau, cette obsession et ce désir d’Achab d’arriver à la fin de quelque chose. On a tous des moments comme ça dans nos vies », a-t-il mentionné.


Moby Dick est présenté du 24 au 26 novembre au Diamant et les 1er et 2 décembre au Théâtre Outremont à Montréal.

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