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Grand Marché: la Ville et les marchands en ont assez de la mauvaise publicité

La conseillère municipale responsable d’ExpoCité, Mélissa Coulombe-Leduc, et le directeur général du Grand Marché de Québec, Steve Ross, ont réaffirmé leur soutien aux commerçants de l’endroit, mercredi.
Photo Stevens LeBlanc La conseillère municipale responsable d’ExpoCité, Mélissa Coulombe-Leduc, et le directeur général du Grand Marché de Québec, Steve Ross, ont réaffirmé leur soutien aux commerçants de l’endroit, mercredi.

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Les artisans du Grand Marché et la Ville de Québec en ont assez d’être sous le feu des projecteurs pour les mauvaises raisons depuis près d’une semaine. Ils lancent un cri du cœur pour l’achat local et invitent les citoyens à les soutenir. 

«On entre dans une période critique avec la période des Fêtes. Il faut qu’on se serre les coudes, qu’on encourage nos commerçants du Grand Marché. Je ne pense pas que ça soit le moment de tirer dans la chaloupe», a déclaré la conseillère responsable d’ExpoCité, Mélissa Coulombe-Leduc, lors d’un point de presse mercredi après-midi. 

La conseillère municipale responsable d’ExpoCité, Mélissa Coulombe-Leduc, et le directeur général du Grand Marché de Québec, Steve Ross, ont réaffirmé leur soutien aux commerçants de l’endroit, mercredi.
Photo Stevens LeBlanc

Accompagnée du nouveau directeur général du Grand Marché, Steve Ross, et de plusieurs commerçants plantés derrière eux dans l’espace central au rez-de-chaussée du marché, elle a fait l’apologie de l’achat local et des produits distinctifs offerts au Grand Marché. 

La conseillère municipale responsable d’ExpoCité, Mélissa Coulombe-Leduc, et le directeur général du Grand Marché de Québec, Steve Ross, ont réaffirmé leur soutien aux commerçants de l’endroit, mercredi.
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Ce n’est pas le temps, dit-elle, de «décourager les gens en mettant de l’avant le prix de certains produits» plus élevés qu’en épicerie, comme l’a fait Le Journal dans son édition de mercredi

Mme Coulombe-Leduc en a aussi contre les sorties des partis d'opposition et surtout de la conseillère Jackie Smith qui a nui aux marchands en critiquant le prix trop élevé des produits en début de semaine.

«Le maire a dit que le Grand Marché répond à un besoin élémentaire dans le secteur, mais c’est trop dispendieux pour les résidents», a-t-elle ajouté mercredi, évoquant un «désert alimentaire» pour les moins nantis du secteur. Elle se défend, toutefois, de faire la promotion des grandes bannières. 

Une offre «complémentaire» 

Mme Coulombe-Leduc insiste sur le fait que l’objectif du Grand Marché et de la Coopérative des Horticulteurs qui l’exploite, c’est d’être «complémentaire à l’offre existante» et non de compétitionner les supermarchés. 

«Ce ne sont pas des productions de masse. Il y a un volet très santé aussi dans notre offre. Est-ce qu’on va acheter tous les jours [ici] tout ce qu’on a besoin? Ce n’est pas ce qu’on demande», a renchéri le dg du Grand Marché, Steve Ross. Certains produits sont aussi vendus au même prix qu’en épicerie et sont même moins chers en saison, a-t-il nuancé.

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Achalandage croissant 

Ce dernier a une fois de plus réitéré que le marché n’est pas en difficulté, malgré le coup de pouce additionnel de la Ville (subvention de près de 45 000$) et les allègements apportés à l’entente de gestion pour «donner de l’air» à la coopérative. Trois commerçants permanents sur 30 ont par ailleurs annoncé leur intention de quitter dans les prochains mois, un roulement «normal», juge-t-il. 

Il rappelle qu’un million de visiteurs auront franchi les portes du Grand Marché en 2022 et que l’achalandage est toujours en croissance. L'objectif de 2 millions de visiteurs évoqué lors de l’inauguration semble toutefois encore bien loin. «Ça fait trois ans qu’on est ici. Est-ce que tout est parfait? Non, tout n’est pas parfait. Il y a toujours place à l’amélioration», convient-il. 

Philippe Labbé, de la Laiterie Charlevoix, s’est également inscrit en faux contre la mauvaise presse du Grand Marché dans les derniers jours. 

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«Nous, ça va très bien. On est en train d’agrandir! De lire tout ce qu’on lit depuis le début de la semaine, c’est un peu farfelu. Comparer les prix qu’on a chez Maxi avec ce qu’on vend ici au Grand Marché, c’est comparer un peu des pommes avec des poires. Ce n’est pas du tout le même type de produits nécessairement, ce n’est pas les mêmes saisons, ce n’est pas les mêmes ententes commerciales qu’avec les grandes bannières.» 

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