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Hydro-Québec: le présumé espion chinois, Yuesheng Wang, veut retrouver sa liberté

L’ex-employé d’Hydro aurait plusieurs liens avec la Chine

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L’ex-employé d’Hydro-Québec accusé d’espionnage aurait notamment transféré des documents confidentiels à son courriel personnel, dont ceux portant sur un projet mené en collaboration avec l’armée américaine.

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L’enquête sur remise en liberté de Yuesheng Wang se poursuit ce jeudi au palais de justice de Longueuil.
Photo tirée de Facebook
L’enquête sur remise en liberté de Yuesheng Wang se poursuit ce jeudi au palais de justice de Longueuil.

Voilà un des éléments de preuve dévoilés aujourd'hui lors de l’enquête sur remise en liberté de Yuesheng Wang, au palais de justice de Longueuil, qui doit reprendre demain. 

La poursuite a aussi soutenu qu’il a publié des recherches pour des entités chinoises et envoyé des matériaux en Chine.

L’enquête entourant les comportements de l’homme de 35 ans a commencé en mars, lorsqu’un de ses gestionnaires a découvert une publication écrite par Wang pour une entité chinoise, alors qu’il était chercheur pour Hydro-Québec. 

En tout, la société d’État aurait trouvé neuf publications scientifiques publiées sous cette forme. 

Elle aurait également mis la main sur deux brevets que Wang avait obtenus sans l’autorisation de son employeur, selon le témoignage d’Annie Roy, enquêtrice principale pour la GRC dans le dossier. 

Wang est entre autres accusé d’espionnage pour avoir obtenu des secrets industriels dans le cadre de ses fonctions à Hydro-Québec.

  • Écoutez l'édito de Richard Martineau diffusé chaque jour en direct 8 h 30 via QUB radio :

 

Courriels interdits 

La GRC a pu mettre la main sur plusieurs courriels envoyés de l’adresse professionnelle de Wang à son adresse personnelle.  

Wang se serait envoyé le contenu de deux projets confidentiels d’Hydro-Québec, dont « Uniforme ». L’accusé ne participait toutefois pas à ce projet conduit en collaboration avec l’armée américaine.  

La GRC aurait aussi découvert deux bons d’expédition de matériaux de son centre de recherche d’Hydro-Québec vers l’Institut de physique de Chine.

Les enquêteurs ont pu retrouver une quinzaine d’offres de service faites par Wang dans des universités chinoises ainsi que deux dans le programme des 1000 talents, qui vise à attirer des chercheurs de haut niveau à venir travailler dans l’empire du Milieu.

« Wang m’a dit à la fois qu’il aimait son emploi chez Hydro-Québec, qu’il aimait le Canada, mais qu’il prendrait un emploi en Chine avec les bonnes conditions », a dit le caporal Stacey Gagné de la GRC, lors de son contre-interrogatoire. 

Membre du Parti communiste

Avant son arrivée à Hydro-Québec en 2016, Wang aurait travaillé pour HiNa Battery, une compagnie notamment détenue par Huawei et le gouvernement chinois. Or, il n’avait pas écrit dans son CV qu’il avait obtenu quatre brevets lors de son passage. 

L’accusé a toutefois nié son lien avec cette entreprise lors de son interrogatoire, qui doit se poursuivre demain matin.  

Il a toutefois reconnu au tribunal qu’il était membre du Parti communiste chinois, mais qu’il avait cessé de payer ses cotisations depuis quelques années.

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