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La formule de la Coupe Davis encore critiquée

La plus prestigieuse compétition par nation du tennis masculin a perdu de son lustre dans les dernières années

Félix
PHOTO COURTOISIE, TENNIS CANADA / MARTIN SIDORJAK Félix Auger-Aliassime lors d'un entraînement tenu le mardi 22 novembre à Malaga, en marge de la Coupe Davis.

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MALAGA, Espagne | Plus prestigieuse compétition par nation du tennis masculin, la Coupe Davis a perdu de son lustre dans les dernières années. La nouvelle formule implantée cette saison, une phase finale disputée sur six jours entre huit pays, ne fait pas l’unanimité.

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Jusqu’à il y a quatre ans, les deux nations finalistes s’affrontaient au meilleur de cinq duels, soit quatre simples et un double.

Depuis, le format a changé deux fois. Cette année encore, la Fédération internationale de tennis tente quelque chose de nouveau afin de plaire au public, aux commanditaires et aux joueurs.

Ces derniers, éprouvés par la longue saison, sont nombreux depuis un moment à préférer faire l’impasse sur l’événement centenaire. Si bien que l’ATP a décidé de l’intégrer à son calendrier à compter de la prochaine campagne, dans un autre effort pour attirer les meilleurs au monde.

Mais cette semaine, il n’y a que deux athlètes du top 10 présents au stade Martin Carpena, dont la principale qualité est d’être situé dans la magnifique ville de Malaga, non loin du détroit de Gibraltar.

Il y a Félix Auger-Aliassime, qui du haut de son sixième rang, est le joueur le mieux classé des huit nations finalistes. L’autre est l’Américain Taylor Fritz (9e), l’ultime tombeur du Québécois à la Finale de l’ATP.

Ils pourraient d’ailleurs se retrouver samedi, en demi-finale. Mais auparavant, leurs deux pays devront venir à bout de l’Allemagne et de l’Italie, jeudi. 

Bien sûr, la blessure aux abdominaux de l’Espagnol et numéro 1 mondial Carlos Alcaraz, qui a mis un terme à sa saison, et le bannissement de l’équipe russe, championne en titre, n’aident pas à garnir ce tableau final de joueurs étoiles.

Félix Auger-Aliassime et le capitaine de l’équipe canadienne, Frank Dancevic, ont bien rigolé lors d’un entraînement mardi à Malaga.
Photo courtoisie, TENNIS CANADA, MARTIN SIDORJAK
Félix Auger-Aliassime et le capitaine de l’équipe canadienne, Frank Dancevic, ont bien rigolé lors d’un entraînement mardi à Malaga.

Comme la Coupe du monde ?

Mais même s’il tenait à être à Malaga pour la Coupe Davis, « une belle compétition qu’il est toujours ravi de jouer », Félix trouve lui aussi que la formule n’est pas idéale.

« [Le fait qu’il y ait deux autres phases de qualifications dans l’année], ça ajoute des semaines au calendrier, ce qui est dur physiquement et mentalement », dit-il. 

« La Coupe Davis, ç’a toujours été un gros défi pour le monde du tennis. C’est difficile de bien le placer dans le calendrier pour que ce soit viable pour les joueurs. »

Ce que propose le Québécois de 22 ans, c’est d’espacer les compétitions, un peu à l’image de la Coupe du monde de soccer. 

« Je ne dis pas de jouer [la Coupe Davis] aux quatre ans, précise Félix, mais peut-être aux deux ou trois ans, afin de permettre à tous les joueurs d’y être. Si on veut vraiment avoir tous les meilleurs joueurs de tennis, il faut penser à une solution alternative. »

Repêchage

Auger-Aliassime avait raté la première phase du tournoi en mars, lors de laquelle le Canada avait perdu devant les Pays-Bas.

Les représentants de l’unifolié avaient toutefois été repêchés et avaient obtenu leur laissez-passer pour le deuxième tour, à Valence, en septembre.

Et là, Félix y était. Il avait contribué à qualifier son pays pour la phase finale, en battant notamment Alcaraz.

D’ailleurs, Rafael Nadal n’est pas là pour représenter son pays à la maison. Le numéro 2 mondial est plutôt parti disputer des tournois d’exhibition en Amérique du Sud avec la sensation danoise Holger Rune. 

Les meilleurs sur papier

Même si Auger-Aliassime déplore l’absence de vedettes, il s’agit d’un mal pour un bien pour le Canada, qui, sur papier, a la meilleure des huit formations présentes, grâce aussi à Denis Shapovalov, 18e.

« J’arrive ici dans une bonne position et je vais essayer de mener notre équipe à la victoire, a déclaré Félix. Mais il n’y a pas que moi : Denis joue aussi très bien en ce moment, il a connu une excellente fin de saison. Il a atteint la finale à Vienne, où il a failli battre [Daniil] Medvedev. »

« Je me suis entraîné avec lui [mardi] et il est en pleine forme. Et il y a Vasek [Pospisil], en double, qui peut jouer en simple aussi. [...] On a tout ce qu’il faut pour espérer l’emporter ici. »


La Croatie a atteint le carré d’as, mercredi, grâce à deux victoires contre l’Espagne. Elle affrontera l’Australie en demi-finale.

Un duel déséquilibré entre le Canada et l’Allemagne

La formation canadienne

  • Félix Auger-Aliassime 6e en simple / 258e en double
  • Denis Shapovalov 18e en simple / 75e en double
  • Vasek Pospisil 100e en simple/ non-classé en double (mais ex-numéro 4)
  • Alexis Galarneau 204e en simple/411e en double
  • Gabriel Diallo 224e en simple/1826e en double
  • Capitaine : Frank Dancevic

La formation allemande

  • Oscar Otte 65e en simple / 234e en double
  • Yannick Hanfmann 131e en simple / 566e en double
  • Jan-Lennard Struff 152e en simple / 139e en double
  • Tim Puetz Non-classé en simple/18e en double
  • Kevin Krawietz Non-classé en simple/25 en double
  • Capitaine : Michael Kohlmann

Les matchs commenceront vers 10 h, heure du Québec, jeudi. Les titulaires seront annoncés peu avant. Deux simples seront disputés et le double pourrait ne pas être joué si l’un des deux pays est déjà en avant par deux victoires.

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