/news/education
Navigation

Hausse des frais dans les garderies privées du Saguenay

Coup d'oeil sur cet article

En raison du contexte inflationniste, les propriétaires des installations de garderies privées doivent hausser leurs tarifs à compter du 1er janvier 2023.

Dans bien des cas, les familles concernées devront payer plus de 50 $ par jour.

«On passe de 47 $ à 53 $ par jour», a raconté Virginie Cleary, directrice-générale du réseau de garderie Les petites Étoiles, qui regroupe 12 garderies privées, dont neuf non-subventionnées.

Notons que nourrir 80 enfants coûte beaucoup plus cher en 2022.

«Deux pommes de laitue pour un total de 26 $, c'est suffisant pour 20 enfants et on en a 80 !», a constaté Nadia Boudreault, de la garderie L'Univers des tout P'tits, de La Baie. «Et on ne parle pas des coûts pour le matériel, les sorties, l'électricité.»

La hausse de l'inflation des derniers mois aura attaqué sévèrement les finances des garderies privées, qu'elles soient subventionnées ou non.

«On est pris dans le cercle vicieux», a déploré Mme Cleary.

Le réseau de garderie les Étoiles a dû augmenter le salaire de ses 200 employés à deux reprises en 2022. Ces augmentations étaient nécessaires pour empêcher le départ des employés vers le réseau public.

«Si on veut respecter les standards du gouvernement pour intégrer éventuellement le réseau public, il faut jumeler les salaires», a expliqué Virginie Cleary.

Les neuf installations en milieu non-subventionné du réseau Les petites Étoiles ont été exploitées avec une perte estimée à de 6 $ par jour par enfant. Un bureau de comptable a été consulté pour établir les tarifs en 2023.

Dès le mois d’août, la garderie L'Univers des touts-P'tits a fait savoir aux parents que ses tarifs atteindraient 55 $ en 2023. C'est presque sept fois plus cher que le tarif du réseau public.

«Nos revenus proviennent des parents», a précisé Nadia Boudreault. «Quand le coût de la vie augmente, on doit refiler la facture aux parents, qui finissent toujours par payer.»

«Sans nous en parler, on sait qu'il y en a qui cherchent dans l'espoir de trouver une place à 8,70 $ plutôt que 55$.»

Virginie Cleary en appelle à la pérennité de son entreprise.

«On peut prendre une décision pour satisfaire 80 parents cette année, mais ça ne servira à rien si on perd les 80 places l'an prochain. Si je ne fais rien maintenant, un jour, nous n'aurons plus de places du tout !»

Les garderies privées espèrent que Québec donnera bientôt suite à leur demande d'être intégrées au réseau public.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.