/finance/business
Navigation

Nouvelle scierie crie à Waswanipi

Nouvelle scierie crie à Waswanipi
Photo Martin Jolicoeur

Coup d'oeil sur cet article

WASWANIPI – La communauté crie de Waswanipi pourra bientôt compter sur sa propre scierie pour répondre aux besoins criants de logements auxquels fait face la Nation Crie partout sur son immense territoire d’Eeyou Istchee. 

Située à plus de 800 km au nord de Montréal, et à quelque 120 km de Chibougamau, la communauté de Waswanipi a procédé jeudi à l’inauguration de la scierie Bois d’œuvre cri, mieux connue sous le nom de Cree Lumber Partnership.

Cet événement, qualifié d’historique par les organisateurs, s’inscrirait dans la foulée de la signature de la Paix des Braves, il y a 20 ans. Il est aussi le résultat d’un partenariat nouveau dans la région entre la Corporation Mishtuk (51%) et Chantiers Chibougamau (49%).

«Je crois que c'est une première étape pour renforcer notre présence en tant que nation et devenir des acteurs clés d’une industrie en quête d'inclusivité qui s’adaptera à notre relation avec le territoire», a déclaré à cette occasion, Mandy Gull-Masty, grande cheffe du Grand Conseil des Cris du Québec (Eeyou Istchee).

L’investissement de 20 millions de dollars profite d’un prêt de 8,3M$ du gouvernement du Québec, par l’intermédiaire du programme Essor (7M$) et de la Société de développement de la Baie James. La contribution d’Ottawa dans ce projet s’élève à 4,7M$.

Au-delà de l’importance monétaire de ce projet, la cheffe de la Première Nation crie de Waswanipi, Irene Neeposh, a insisté sur l’importance de bien en percevoir l’apport en terme d’énergie et d’amélioration de la qualité de vie des quelques 1400 résidents de sa communauté.

À terme, le projet créera une trentaine d’emplois dans cette communauté, où pas moins de 80% des travailleurs sont à l’emploi de la communauté. La communauté voit également en ce projet un important moteur de fierté et d'ambition pour les jeunes et pour l'avenir de leur communauté.

«Nous relançons cette usine pour offrir de l’emploi aux jeunes de notre communauté, qui ont besoin de travailler comme n’importe qui d’autre», a expliqué Paul Gull, président du conseil de Bois d’œuvre cri.

«Il faut leur donner un emploi. Les temps changent, on ne peut pas tous vivre de la pêche, de la trappe et de la chasse, a-t-il poursuivi. On ne peut revenir en arrière.»

On estime que la production de cette usine, de quelque 30 000 pi2, servira surtout aux besoins des cris. Avec un taux de natalité bien supérieur à celui des Québéois, les communautés cries manquent cruellement de logements.

On estime que la construction de 5 250 nouvelles maisons unifamiliales sera nécessaire sur le territoire d’Eeyou Istchee, au cours 15 prochaines années.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.