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Trudeau déplore le peu de français durant la Commission Rouleau

Trudeau déplore le peu de français durant la Commission Rouleau
Photo AFP

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Il y a eu trop peu de témoignages en français à la Commission sur l’État d’urgence au goût du premier ministre Justin Trudeau, qui sera appelé à la barre vendredi.

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«Je trouve que c’est dommage qu’il n’y ait pas eu assez de français pendant la Commission. Évidemment, je vais essayer de l’utiliser autant que possible pour que tout le monde puisse me comprendre dans les deux langues officielles, mais on sait aussi qu’il y a de la traduction», a-t-il dit jeudi.

Malgré le passage de près de 70 témoins depuis le début de la Commission au mois d’octobre, dont plusieurs étaient des francophones hauts gradés dans la fonction publique fédérale, l’anglais a dominé les échanges.

Un seul témoin a usé uniquement du français lors de son témoignage, soit Steeve Charland, leader du groupe anti-mesures sanitaires des Farfadaas.

Le ministre des Affaires gouvernementales, Dominic LeBlanc, d’origine acadienne, a répondu à certaines questions en français lorsqu’il était question du Québec.

Qui plus est, le juge Paul S. Rouleau est lui-même Franco-Ontarien et parle le français.

  • Écoutez la chronique avec Marc-André Leclerc diffusée chaque jour en direct 6 h via QUB radio :

«Il n’y a pas eu beaucoup de questions en français, a affirmé M. Trudeau. Des fois c’est difficile de répondre en français aussi. Mais je sais qu’il y en a quelques-uns qui ont fait des efforts, puis moi aussi je vais faire des efforts.»

Tout comme au Parlement, un service d'interprétation se charge de traduire l'ensemble des échanges, de sorte que les avocats, les témoins et le public peuvent tous écouter et parler dans leur langue de prédilection.

Une poignée de ministres du cabinet du gouvernement ont exprimé du bout des lèvres mercredi leur déception face au peu de français à la Commission.

  • Écoutez la rencontre Nantel-Durocher avec Guy Nantel sur QUB radio :

Mona Fortier, présidente du Conseil du trésor, «pense que ça serait vraiment le fun d’en entendre plus, alors on va continuer à suggérer d’utiliser les deux langues officielles partout».

Mme Fortier est la cheffe de la fonction publique. Elle ne voulait pas dire si la place du français à la Commission était un reflet de la réalité des fonctionnaires fédéraux.

La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, disait qu’il y a «encore du travail à faire sur la question de la francisation de la fonction publique», tandis que le lieutenant du Québec Pablo Rodriguez estimait qu’il «pourrait y avoir plus de français».

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