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Un Québécois proche des enfants de Charlie Chaplin obtient ses droits de jeux vidéo

Son équipe veut produire des jeux vidéo «humanistes», loin des clichés violents et sexistes

Les Temps Modernes
Photo d’archives Charlie Chaplin

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Un Québécois qui s’est lié d’amitié avec les enfants de Charlie Chaplin ces 15 dernières années, en Suisse, vient d’obtenir les droits mondiaux exclusifs pour en faire des jeux vidéo, a appris Le Journal. 

«On ne fait pas partie de la famille, mais pas loin», confie au Journal Yves Durand, muséographe et cofondateur du studio de jeux québécois B Df’rent Games, un collectif de création lancé ici il y a quelques mois à peine.

«Personne sur la planète ne peut faire un jeu vidéo, pour quelque plateforme que ce soit, sans devoir nécessairement passer par ce collectif», lance-t-il.

Images, films, musique, archives du légendaire comédien, scénariste et réalisateur Charlie Chaplin inspireront les jeux du studio montréalais.

«À sa façon, il a été le tout premier influenceur», résume Yves Durand.

  • Écoutez l'entrevue avec Yves Durand à l’émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h 05 via QUB radio :

Amis des Chaplin

Pour y arriver, l’homme a su bâtir une solide relation avec les héritiers du mythique cinéaste.

En 2016, il a fondé le musée Chaplin’s World, à Corsier-sur-Vevey, où Charlie Chaplin a vécu, ce qui lui a permis de côtoyer ses enfants.

Géraldine (cinéma), Victoria (cirque), Michael (littérature), Christopher (musique)... une véritable relation d’amitié est alors née de leur rencontre.

Sans fournir de détails financiers, Yves Durand chiffre à plusieurs millions $ ses projets de jeux, qu’il souhaite «humanistes» à l’image de Charlie Chaplin.

Réfugiés (The Immigrant), enfants abandonnés (The Kid), travailleurs (Modern Times), dictature (The Great Dictator)... l’oeuvre du réalisateur a des thèmes toujours brûlants d’actualité un demi-siècle après sa mort.

«Charlot sera le héros de nos jeux. Ça sera le représentant de tous les vagabonds du monde. Nos jeux vont mettre en scène les récits où les petits font face à des géants», image Yves Durand.

Pascal Nataf, Kim Berthiaume, Christopher Chancey, Robert Young et Yves Durand.
Photo le Journal de Montréal, Chantal Poirier
Pascal Nataf, Kim Berthiaume, Christopher Chancey, Robert Young et Yves Durand.

Projet collectif

Au Journal, il insiste: le projet en est un collectif.

Christopher Chancey, PDG de ManaVoid Entertainment et cofondateur de l'Indie Asylum, Pascal Nataf, PDG d’Affordance Studio, cofondateur de l'Indie Asylum, et Robert Young, cofondateur de B Df'rent Games, y travaillent.

Et, surtout, pas question de tomber dans le panneau des jeux vidéo violents aux références sexistes, comme on en voit encore beaucoup dans le monde.

«On va essayer d’aller chercher ce que l’être humain a de plus beau en lui, et non ce qui est de plus vil. Nos jeux ne seront pas axés sur la violence, le racisme et le sexisme», poursuit l’ami des Chaplin.

Les jeux créés seront drôles, assure le cofondateur de B Df’rent Games.

«Il y a eu une rencontre philosophique qui s’est produite entre les membres du collectif. Je n’ai pas peur de le dire», conclut-il.


B Df’rent Games lance un appel à la collaboration pour que des professionnels du milieu, des studios et d’autres entreprises se joignent à eux pour la suite.

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