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Gonflés à bloc pour finir en beauté

Le Rouge et Or croisera les Huskies pour la troisième fois de son histoire samedi après-midi

Jean-William Rouleau et ses coéquipiers ont pris part à un dernier entraînement cette saison, sur le terrain du Stade Alumni, à London.
Photo Didier Debusschère Jean-William Rouleau et ses coéquipiers ont pris part à un dernier entraînement cette saison, sur le terrain du Stade Alumni, à London.

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LONDON | Le long séjour du Rouge et Or à London se termine comme espéré, avec une chance de reconquérir le titre de champion canadien qui lui échappe depuis 2018. À l’aube du dernier duel de la saison, les joueurs débordent de confiance et ont une seule idée en tête : ramener une 11e coupe Vanier à Québec.

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Le Rouge et Or et les Huskies croiseront le fer pour une troisième fois dans l’histoire de la grande fête du football canadien. Chacun des duels, disputés en 2004 et 2006, a été à l’avantage des Québécois.

Après avoir étudié ses rivaux et préparé ses troupes, Glen Constantin arrive au bout de cette saison avec un sentiment de fierté.

« On est fiers d’être ici, ça, c’est certain. On est confiants. On a mis les efforts, on s’est bien préparés, on a eu un bon focus toute la semaine, autant sur le terrain qu’en réunion. Je suis vraiment fier de l’effort et de la préparation des joueurs », a commenté le pilote du Rouge et Or au terme du dernier entraînement de la saison.

Une fiche impressionnante

Avec Constantin à la barre de l’équipe, l’Université Laval présente une fiche de neuf victoires et deux revers à la Coupe Vanier. Une statistique significative, mais qui ne serait pas possible sans un précieux entourage, prévient le grand manitou de l’équipe.

« Je suis choyé d’avoir une constance [dans mon groupe d’entraîneurs]. Je suis 9-2, mais je suis 9-2 avec Marc Fortier. Je suis 9-1 avec Justin Éthier. De pouvoir garder ces coachs-là, d’avoir une constance dans ce qu’on fait, c’est un effet rassurant pour nos joueurs », a-t-il sagement noté.

De forts liens tissés

Cet effet rassurant était perceptible durant l’entraînement, vendredi après-midi. L’ambiance était détendue même si plusieurs s’apprêtaient à disputer le match le plus important de leur jeune carrière.

Glen Constantin trace même un parallèle avec les camps d’entraînement en Floride que faisait l’équipe jusqu’en 2019. 

« Ils vivent ensemble, ils ont un but commun, tu vois qu’ils sont soudés et qu’ils ont des liens plus grands qu’ils l’étaient avant. »

Le plaqueur défensif Jean-William Rouleau confirme les dires de son entraîneur. Le séjour prolongé à London a été plus que bénéfique.

« On a passé une super belle semaine ensemble. [...] Ça nous rapproche. Je pense que c’est une bonne affaire avant le plus gros match de l’année. Je pense qu’on ne peut pas être en meilleure cohésion », a souligné l’athlète de 23 ans. 

Meilleure version

En confiance et excité à l’idée d’être parmi les deux derniers clubs à encore jouer au football au pays, Rouleau constate tout le chemin parcouru par les siens.

« On n’est pas la même équipe qu’au début de l’année. On a vraiment progressé toute la saison sur tous les aspects, en défensive, en attaque, sur les unités spéciales. Je pense qu’on est plus à maturité. On est la meilleure version du Rouge et Or 2022. »

Fraîchement couronné joueur par excellence au pays jeudi soir, Kevin Mital s’attend pour sa part à un match chaudement disputé. 

Le receveur de passes de deuxième année estime que la défensive des Huskies a « des bons joueurs », mais qu’il y en a d’autres « qu’on peut facilement attaquer sans problème ».

« Ils ont des techniques douteuses parfois, Justin [Éthier] s’est occupé de ça pour les faire payer », a-t-il rigolé.

Après une saison haute en couleur couronnée de succès, reste seulement à se tenir prêts à toute éventualité, affirme le secondeur Charles-Alexandre Jacques.

« C’est un match de championnat. Tout peut arriver et on va être prêts à tout », a-t-il assuré.

Si c’est le cas, le Rouge et Or a des chances de se retrouver champion pour une 11e fois. 

Une défensive prête pour sa dernière grosse mission 

LONDON | Le moins que l’on puisse dire, c’est que la défensive du Rouge et Or n’aura pas manqué de défi en séries. Après avoir freiné l’attaque la plus productive au pays la semaine dernière, elle a maintenant la lourde tâche de faire de même avec la deuxième puissance offensive du Canada.

À la Coupe Mitchell, la formation de l’Université Laval a limité les Mustangs de l’Université Western à 342 verges d’attaques au total. 

Les champions en titre de la conférence ontarienne avaient pourtant pris l’habitude d’en accumuler 535 en moyenne par match cet automne.

Répéter l’exploit

Il faudra répéter l’exploit samedi après-midi, sur le terrain du Stade Alumni, alors que les Huskies gagnent 479 verges à chaque match.

« On a eu beaucoup de challenge cette année. On a joué des très bons quarts-arrières dans notre ligue et contre Western. [...] Il faut le respecter. On pratique chaque semaine contre Arnaud Desjardins et il est aussi un très bon quart-arrière », note le demi défensif Charles-Alexandre Jacques.

Après avoir rivalisé avec une attaque dont l’identité est l’attaque terrestre, l’athlète de 21 ans s’attend à un meilleur équilibre cette fois. 

« C’est un match très différent. Western, c’était très physique. Je ne dis pas que ce ne sera pas physique en fin de semaine, au contraire. Mais c’était un match vraiment axé sur la course au niveau de la défensive. C’est certain que ce sera un match plus balancé au niveau défensif. » 

« Ils sont tous bons »

Son coéquipier Charles-Antoine Beaulieu dresse le même constat à quelques détails près. Selon lui, le quart-arrière de cinquième année des Huskies, Mason Nyhus, dispose de redoutables armes chez les receveurs. « Ils sont tous bons. Il n’y en a pas un qui sort plus du lot », analyse-t-il.

« Il reste les deux meilleures équipes au pays. On s’attend à un très bon match. Ils ont une très bonne attaque, tant par la passe que par la course. »

Appelé à commenter la boîte défensive des Huskies, le vétéran de cinquième année Nicolas Guay l’a comparée à celle des Carabins, un adversaire qu’ils ont vaincu deux fois en trois occasions cet automne.

« Je pense qu’ils sont plus, un petit peu, du style de Montréal. Ils bougent beaucoup et sont vraiment plus athlétiques que Western, je dirais. »

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