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Ému aux larmes après des années d’efforts

Vétéran de l’équipe, Pospisil sentait que cette victoire allait arriver un jour

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MALAGA, Espagne | Vasek Pospisil était ému aux larmes dans les minutes qui ont suivi la conquête de la Coupe Davis par le Canada. « Je ne veux pas te faire pleurer », lui a dit l’intervieweur sur le terrain. « Trop tard », a répondu le vétéran de la délégation.

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À 32 ans, le 100e mondial a connu deux époques du tennis canadien. Celle où les représentants de l’unifolié étaient confinés aux phases qualificatives de cette « Coupe du monde du tennis » et où une présence en finale relevait de l’utopie. 

Puis celle, très récente, durant laquelle le pays est peu à peu devenu une puissance de la petite balle jaune. 

Depuis 2008, le joueur originaire de la Colombie-Britannique a pris part à 28 confrontations de Coupe Davis, où il a plusieurs fois été un acteur déterminant dans la victoire, surtout en double.

Entouré de ses coéquipiers, Félix Auger-Aliassime lève les bras vers le ciel, tandis qu’on voit Vasek Pospisil être ému à côté de lui.
Photo AFP
Entouré de ses coéquipiers, Félix Auger-Aliassime lève les bras vers le ciel, tandis qu’on voit Vasek Pospisil être ému à côté de lui.

On l’a d’ailleurs vu depuis jeudi au stade Martin Carpena : que ce soit avec Denis Shapovalov face à l’Allemagne, en quarts, ou contre l’Italie en demi-finale aux côtés de Félix Auger-Aliassime, il était sur le court à Malaga dans le match décisif. 

Reprenant ses émotions sur le court, Pospisil a pointé qu’il y avait environ cinq ans que le « Canada pouvait croire [au titre] », avec l’ascension « de joueurs très forts » comme Félix et « Shapo ». 

« Remporter la Coupe Davis, c’est l’une des plus grandes choses que l’on peut accomplir dans notre carrière, a précisé l’ancien quatrième mondial en double en conférence de presse. C’est la Coupe Davis. Vous jouez pour votre pays. Pour vos coéquipiers. »

« À chaque fois que vous sautez sur le court, il y a beaucoup plus à l’enjeu, a-t-il ajouté. »

Djokovic les a félicités 

Dans une loge, hier, se trouvait l’ancien numéro 1 mondial Novak Djokovic, venu assister à cette finale entre le Canada et l’Australie. 

Le Serbe, actuellement classé cinquième, est d’ailleurs venu féliciter les joueurs canadiens dans le vestiaire, après leur conquête. 

Djokovic, incidemment, a joué un rôle dans l’histoire du Canada en Coupe Davis. En 2013, l’équipe menée par Milos Raonic, le grand spécialiste du double Daniel Nestor et Pospisil s’étaient faufilés jusqu’en demi-finale. 

On peut voir de larges sourires dans les visages des membres de l’équipe du Canada, qui célèbre avec la Coupe Davis et du champagne.
Photo AFP
On peut voir de larges sourires dans les visages des membres de l’équipe du Canada, qui célèbre avec la Coupe Davis et du champagne.

« Nous nous rapprochions »

C’était la première grande performance du pays dans cette compétition. Le format était différent à l’époque : les rencontres avaient été disputées en Serbie, sur la terre battue, au meilleur de cinq matchs. 

Déjà au sommet de son art à l’époque, « Djoko » avait contribué à éliminer le Canada, 3-2. 

« Depuis quelques années, nous nous rapprochions peu à peu du titre, a analysé Pospisil. En 2013, c’était notre première poussée. Puis, nous nous sommes retrouvés dans le groupe mondial pendant un bon moment, et nous avons fait cette finale en 2019. »

Un peu leur destinée

Questionné à savoir si cette victoire constituait « l’apogée du programme de Tennis Canada » et de son centre national d’entraînement à Montréal, par lequel Félix est passé, ce dernier a répondu par l’affirmative. 

« C’est vrai, c’était un peu notre destinée. Tennis Canada a investi beaucoup de temps, beaucoup d’argent et beaucoup d’énergie pour que le Canada soit un jour une nation qui a beaucoup de bons joueurs », a pointé le sixième mondial. 

« [Hier], c’était un peu le grand jour. Pour nous tous ici, mais aussi pour tout le monde à la fédération qui voulait que l’on gagne, c’est un moment important, a poursuivi « FAA ». Je suis fier pour toutes ces personnes à la maison qui nous ont aidés à nous développer, à devenir de meilleurs joueurs. » 

Le parcours du Canada jusqu’au titre

Quarts de finale

Victoire contre l’Allemagne (2-1)

  • Jan-Lennard Struff bat Denis Shapovalov 6-3, 4-6, 7-6 (2)
  • Félix Auger-Aliassime bat Oscar Otte 7-6 (1), 6-4
  • Denis Shapovalov et Vasek Pospisil battent Kevin Krawietz et Tim Puetz 2-6, 6-3, 6-3

Demi-finale

Victoire contre l’Italie (2-1)

  • Lorenzo Sonego bat Denis Shapovalov 7-6 (4), 6-7 (5), 6-4
  • Félix Auger-Aliassime bat Lorenzo Musetti 6-3, 6-4
  • Félix Auger-Aliassime et Vasek Pospisil battent Matteo Berrettini et Fabio Fognini 7-6 (2), 7-5

Finale

Victoire contre l’Australie (2-0)

  • Denis Shapovalov bat Thanasi Kokkinakis 6-2, 6-4
  • Félix Auger-Aliassime bat Alex de Minaur 6-3, 6-4
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