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Nouvel album live: un exercice de vulnérabilité pour Vincent Vallières

Vincent Vallières
Photo courtoisie, Le Petit Russe

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Si les présentations ne sont plus de mise pour parler de Vincent Vallières, on a pourtant l’impression que le chanteur se dévoile d’une toute nouvelle manière sur son album live L’entends-tu encore, Vallières? Pour l’artiste riche d’une carrière de plus de 20 ans, cet opus enregistré en parcourant le Québec en solitaire se veut un bel exercice de vulnérabilité.

Vincent Vallières l’avoue : il s’est offert un cadeau en enregistrant L’entends-tu encore, Vallières?, un album live tiré de la captation de son spectacle solo Toute beauté n’est pas perdue : Vallières solo

Voyager dans le temps

«Même si c’est tough pour moi de m’écouter chanter, ce sont des traces de passage qui, pour moi, représentent un moment de transition, confie l’auteur-compositeur-interprète originaire de Sherbrooke. Cela me permet de voir où je suis rendu dans la vie.»

Seul sur scène, à la guitare, parfois au piano (il a appris à jouer du piano pendant la pandémie !) et même à la guitare électrique (sur L’avenir est plus proche qu’avant notamment), l’artiste accepte de se rendre vulnérable. Particulièrement en racontant des histoires entre ses chansons tirées de toutes les époques de sa carrière. En fait, il est là, le fil conducteur : dans sa manière de se livrer dans les monologues entre les chansons. 

«Il y a eu beaucoup de préparation pour cette tournée, j’ai tellement travaillé fort, ajoute l’auteur du succès On va s’aimer encore. Lorsque je m’accompagne au piano par exemple, cela crée un état de vulnérabilité [dont] est complice le public. Une intimité et une fragilité aussi.» 

Cet album, qui jouit déjà d’un bel engouement, s’adresse aux admirateurs de Vallières «qui ont envie de garder un souvenir de ce spectacle, qu’ils l’aient vu ou pas», croit le chanteur. Il recommande toutefois à ceux qui prévoient voir le spectacle d’attendre avant d’écouter l’album, de manière à ne pas voir gâché leur plaisir de la découverte des récits racontés sur scène. 

«C’est un voyage à travers certaines de mes tounes dans lesquelles j’évolue dans le temps, dans mes perceptions du monde et des choses», ajoute le chanteur de 44 ans qui a reçu une nomination au gala des Juno cette année pour l’album francophone de l’année avec Toute beauté n’est pas perdue. 

Fascinante rencontre de l’autre

«Ce spectacle m’oblige à être encore bon, ajoute le musicien qui voit comme une chance inouïe le fait que des gens viennent s’asseoir pour savoir ce qu’il a à raconter. Je sens que ça touche les gens et j’ai le sentiment d’être à ma place, comme si on me disait : tu peux exister maintenant ! Ta nouvelle musique peut avoir une place, maintenant.»

Sentir que certaines vieilles chansons sont encore pertinentes à ses yeux et aux yeux du public le rassure aussi sur sa propre pertinence. 

«Cela était significatif pour moi de partir seul sur la route», révèle le chanteur qui en a fait sa plus grande tournée avec presque 160 dates, le menant dans les bastions francophones d’est en ouest du Canada. «Seul, tu as une ouverture différente. Tous les moments de silence amènent une intériorité. Sur scène, les propositions sont plus intimes, c’est une autre approche, une intention, une présence.» 

Le poète offre aussi, depuis un bon moment, de magnifiques textes sur sa page Facebook, révélant ses impressions des villes et des gens auxquels il a rendu visite aux quatre coins du Québec. Plusieurs demandent d’ailleurs à quand un recueil de ces textes. Question à laquelle le chanteur donne pour le moment une réponse bien évasive... Le spectacle, explique-t-il, nourrissait les rencontres, et vice versa ; ce qui a donné des textes porteurs et inspirants, faisant la joie des admirateurs toujours nombreux à commenter ses publications poétiques.

«Ces moments de réflexion ont permis l’ouverture d’un dialogue avec le public, ajoute-t-il. Les gens commentent, cela les fait voyager. J’aime parler des endroits où les gens vivent, où on ne va pas forcément en vacances, de la vie là-bas. Je deviens aussi un témoin privilégié de moments importants dans des villes et des villages, comme l’ouverture ou la fermeture d’une église, d’une école, et cela s’est mis à me fasciner.»  


♦ L’album L’entends-tu encore, Vallières? se trouve sur les plateformes. Il sera aussi offert en format vinyle double dès le 25 novembre prochain. Pour suivre Vincent Vallières : vincentvallieres.com

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